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Entre deux rêves
Episode 4 - Prisonniers du Shir |
Après une nuit de repos, De nouvelles questions surgissent dans la bouche de Felto. Le vieillard y répond avec amabilité :
Le Prophète venait d’une île au nord de la côte. Il a donné ses enseignements sur les collines d’Orphalèse, la Cité Sainte, d’où l’on peut voir les bateaux arriver. Il est reparti 12 ans plus tard. Au début, seulement Orphalèse suivait ses enseignements, puis ils gagnèrent l’intégralité des terres civilisées.
Trois siècles plus tard, un prince du désert conquit la ville de Qdra, et retrouva cachés dans une grotte de nouveau manuscrits dictés par le Prophète, et décida qu’ils viendraient grossir la masse de ses enseignements. Depuis, si tout le monde suit les premiers commandements, les seconds font débat. Certains pensent que si ils ont étés cachés c’est pour une bonne raison et que le Prophète ne voulait pas les révéler. D’autres sont très contents ainsi, et les derniers pensent que ce n’est pas fini, que d’autres révélations seront faites dans l’avenir, que le souvenir du prophète va revenir, le Madhi comme ils l’appellent, pour terminer l’enseignement. Ce sont ceux qui pensent que les dragons continuent de parler aux hommes. Puis il parle du peuple du dragon, et de l’église du Grand Sommeil.
Au moment où Felto ouvre la bouche pour en savoir (encore) plus, on annonce une voile en vue. C’est l’envoyé de l’Emir. Lorsque celui-ci met pied à terre, accompagné d’une douzaine de soldats, il écoute à peine les raisons de la présence en ces eaux de la Chrysobelle, et assène d’un ton méprisant :
- Je vois : des mendiants, des pouilleux, peut-être même des pirates. Gardes, saisissez-vous de ces gens.
Au bout de deux jours de navigation à fond de cale, ils sont amenés à Al Jaïs, capitale de l’archipel, ou l’intégralité de l’équipage est placé en rang d’oignons en plein soleil dans la cour du palais. Un petit officiel joufflu et gourmand vient les interroger. Surpris que le capitaine soit une femme, mais se faisant vite aux coutumes des étrangers, il pose des questions à Ambre, qui ne donne pas vraiment de réponse satisfaisante. Gasparagon et Felto interviennent. Le premier obtient des coups de fouet dans une pièce voisine, et le second l’oreille du Shir Abd El Pasha.
Le fait est qu’il y a trois jours, le prince Amadjé, fils du Sultan d’Al Jaïs, a été enlevé dans l’archipel lors d’une escale maritime par l’équipage « étranger » d’un navire ressemblant au leur. Les seuls indices qu’ils possèdent sont quelques bris de verre et une fleur blanche, trouvés sur les lieux de l’enlèvement. Les gardes du prince ont été tués et le prince a disparu. En interrogeant quelques complices, ils ont seulement appris que le commanditaire a payé les malandrins deux cent perles, identiques à celle possédée par la capitaine, celle « offerte » par les pêcheurs rencontrés trois jours plus tôt.
Felto explique pourtant que ce ne peux être eux les responsables : si ils avaient réellement commis ce forfait, ils n’auraient pas gardé une pièce à conviction pouvant les accabler, ils n’auraient pas reparus au grand jour à quelques encablures du lieu du crime, pour accueillir à bras ouvert celui qui les pourchasse, sans se défendre le moins du monde.
Mais le Shir n’est pas convaincu. Felto, le seul capable d’aligner deux mots sans se faire fouetter ou moquer, commence à avancer d’autres arguments en leur faveur, comme le fait qu’ils pourraient justement mettre à son service leurs compétences et leur navire pour l’aider à retrouver le prince perdu, lorsqu’il réalise soudain que le Shir est en réalité aux abois : ils n’a aucune piste, aucun indice sérieux, et ne sait pas par où commencer. Si le prince n’est pas retrouvé, ou qu’il lui arrive quoi que ce soit de fâcheux, la structure pyramidale de commandement de la société dans laquelle il vit fera retomber sur ses épaules toute la responsabilité de l’affaire. Epaules qui pourraient rapidement se voir privée de la tête qui les domine. Il décide de profiter de cet avantage, et finit par obtenir de lui l’aveu tacite qu’il a bel et bien besoin d’eux. Mais le Shir ne voulant pas céder aussi facilement, hésite, tout en refusant que les étrangers rencontrent l’émir. Le Haut-Rêvant achève de le convaincre en lui disant qu’il peut lui prouver que le prince est toujours vivant. Pour cela il utilise ses talents cachés pour lui faire découvrir à travers un miroir et une petite flute ce que fait le prince :
Assis sur un grand lit dans une grande chambre blanche d’un palais blanc, le prince aux yeux vairons, discute avec un homme plutôt rond, clairement étranger à ce rêve. Celui-ci est debout devant lui.
- Mais non, Frère Jucamiel, je ne sais rien de cette histoire de Blanche fleur, je vous assure.
- Certes, Prince. Et y a-t-il des choses que les Al Shazar ne doivent pas savoir ?
- Je ne sais pas.
Puis Jucamiel sort, et le prince se retrouve seul. Il s’allonge sur le lit un court instant et se relève. Un chat apparaît. Il lui murmure quelque chose à l’oreille et lui dit de filer. Le chat s’exécute. Le prince est visiblement Haut-Rêvant.
La démonstration convainc le Shir, qui accepte leur aide. Mais il lui faut une garantie : que l’un des trois se porte garant sur sa vie de la réussite de l’opération. Devant le vide sidéral dans les yeux de ses compagnons, Felto, confiant dans ses capacités, accepte.
Le souci est qu’il n’existe, d’après leur interlocuteur, aucun palais blanc à trois jours de voyage du lieu de l’enlèvement. Ils ont dû passer par les brumes, ou utiliser un artifice du genre. Mais pour l’heure, il faut concrétiser les engagements de Felto : nuitamment, ils sortent avec le Shir et un garde du corps par une poterne du palais. Ils traversent la ville à cheval, et gagnent la campagne silencieuse. Ils parviennent à une sorte de temple pyramidal tronqué. Là on bande les yeux de l’intéressé et on le fait pénétrer dans un passage secret. Ils marchent dans un long couloir et aboutissent dans une grande salle. Là Felto ressent une présence terrifiante auprès de lui, et on lui enlève son bandeau. Et il voit.
Lorsqu’il reprend conscience, il est sur le cheval qui l’a amené au temple, sur le chemin du retour. A côté de lui se trouvent les deux personnes qui l’ont accompagné, plus un renard gris, de la taille d’un chien. Celui-ci est étrangement réceptif aux ordres de l’acrobate. Nul doute qu’il soit là pour observer l’enquête des passagers de la Chrysobelle.
De retour au bateau il explique vaguement ce qui s’est passé, d’ailleurs personne à part le félorn ne semble se préoccuper de ce nouvel animal à bord. Ils lèvent l’ancre immédiatement.
Bonus de case et sorts en réserve
C8 - Forêt Turmide / Terre en eau en réserve : 1%
C9 - Monts Tuméfiés / Miroir d'Hypnos : 1%
E6 - Sanctuaire de plaine / Détection d’Aura : 1%. Auras des 5 portes détectées.
E6 - Sanctuaire de plaine / Lecture d’Aura : 2%.
- Cité (Enchantement)
- Nécropole (Purification)
- Pont (Alliance)
- Sanctuaire (Permanence)
- Fleuve (Maîtrise)
- Gouffre (Inconnu)
- Nécropole (Inconnu)
F5 - Cité de Panople / Lecture d'Aura : 1%
A6 - Nécropole de Zniak / Lecture d'aura : 1%
C4 - Pont de Gioli / Détection d’Aura : 1%
C8 - Forêt de Glusk / Terre en eau : 4%
D13 - Cité Sordide / Enchantement : 1%
C13 - Désert de Neige / Zone de Silence : 1%
D14 : Sanctuaire Plat / Zone de Miroirs : 1%
E12 : Monts Ajourés / Miroir d'Hypnos : 1%
F12 : Nécropole de Throat / Harpe d'Hypnos : 1%
F13 : Forêt des Cris / Terre en Eau : 2%
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