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Le Trésor de Black Squirell, première partie
Episode 1 - Une petite île bien accueillante |
10 sirène
Après avoir déposé Chrysobelle et ses chats à sa demande à Estiat-la-Vieille, sur l’île d’Artomègue, nous nous mettons en quête d’une cargaison à charger.
Artomègue
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Cette île d’Artomègue fait deux ou trois fois la taille de Goémon et dépend aussi du baron de Lossimar. |
À une journée de navigation de Goémon, dans le port d’Estiat-La-Vieille, port principal de l’île d’Artomègue, nous chargeons un marchand et sa cargaison à destination de Port-Misère.
12 sirène
Quelques jours plus tard, Ambre d’Ivoire découvre que nos réserves d’eau sont atteintes de verdissure. Contre ce fléau, il n’y a rien à faire et l’équipage jette par-dessus bord tous les tonneaux, sauf un. Il ne nous reste qu’un peu moins de 80 litres pour une vingtaine d’hommes, autrement deux jours à peine. La vigie reçoit donc l’instruction d’ouvrir l’œil et de signaler toute terre. La seconde nuit après avoir découvert la verdissure, Gasparagon en poste à la hune du grand-mât signale une tare en vue par bâbord avant.
Port-Misère & Noveliandre
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après les dires du marchand, il s’agit de la tête de pont d’une grande conquête lancée par un noble aventureux. L’île à conquérir est appelée prosaïquement Novéliandre et résiste vaillamment à toute forme de d’agression. Le conflit s’est enlisé et maintenant Port-Misère est devenu une ville comme une autre. Enfin presque. |
Un fort courant nous approche de cette terre inconnue, mais le Capitaine d’une main ferme et sûre évite les récifs affleurants et gouverne vers une baie beaucoup plus calme qui s’ouvre entre deux promontoires. Nous jetons l’ancre dans la baie et, dès le premier coup d’œil, je repère qu’un ruisseau se jette dans la baie. La question de l’eau semble donc pouvoir se résoudre rapidement. Du haut du mât, j’aperçois un rivage boisé, dense, d’où surgissent des bruits d’animaux, mais sinon aucun signe inquiétant. Nous mettons la chaloupe à la mer avec quatre hommes, Grim Dük et tous les tonneaux disponibles, et souque matelot, vers ce rivage !
Pendant que les hommes refont de l’eau sous la surveillance de Grim Dük, nous nous aventurons prudemment sous les frondaisons de la forêt. Entre les conifères et les arbres à feuilles caduques, c’est toute une vie foisonnante d’oiseaux, de singes, d’herbes médicinales, de lianes et d’arbres fruitiers. Dès que les tonneaux sont remplis, nous revenons à bord et procédons à son chargement.
Nous pourrions maintenant appareiller, mais les courants et la marée ne nous le permettront pas avant le matin. Accompagnés de quelques hommes, nous redescendons à terre. Le capitaine et moi-même montons sur le point le plus élevé de l’île pour relever notre position de la manière la plus fiable possible. Nous constatons que cette terre est bel et bien une île, de petite taille et sans aucun signe de présence humaine. Rassurés, nous redescendons vers le rivage et remontons à bord, non sans avoir récupéré Gasparagon qui a réussi l’exploit de se blesser sérieusement tout seul dans la forêt.
Après avoir fait bombance de calamines fraîches, nous allons nous coucher. À peine dans nos hamacs, la coque de la Chrysobelle se met à résonner de coups puissants. Je me rhabille aussi vite que possible et lorsque j’arrive sur le pont, je trouve Gasparagon et plusieurs hommes d’équipage aux prises avec des créatures monstrueuses, formées d’un conglomérat d’ossements, d’algues, de pierres et de divers débris en putréfaction. Ce sont des Noyeuses, terribles entités de cauchemar pleinement incarnées dont parlent les légendes. Avec quelque difficulté, nous parvenons à les réduire à l’état de débris épars, mais si Gasparagon s’en tire avec une blessure légère, Ambre d’Ivoire est sérieusement touchée à la tête. Heureusement, les coups sur la coque ne semblent pas avoir causé le moindre dommage. Dans les débris des Noyeuses, Gasparagon ramasse une petite pyramide de métal noir, très lourde et comportant des rayures peu profondes mais très nettes sur chacune de ses faces. Je n’arrive pas à identifier ce métal, mais j’ai bien l’intention d’étudier cet objet dès que j’en aurai le temps.
Je redescends rapidement dans l’entrepont afin de préparer deux ou trois décoctions de méritoine et d’endorlotte pour les blessés. À peine les ai-je laissé à refroidir qu’un cri de Gasparagon me fait à nouveau bondir sur le pont. Sous la clarté lunaire, nous découvrons avec consternation que le pont est envahi de ces singes verts aperçus plus tôt sur l’île. Aux cris de « glip » et « zouk », ces petites canailles bondissent sur les petits radeaux utilisés pour nous aborder et s’enfuient dans la nuit, les mains pleines de tous les biens qu’ils viennent juste de nous dérober…
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Version française par SpellBook/Asmodée.
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