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Accréditations :
Pec, Mathieu, Philippe, Steph, Coutcout |
Chapitre Second
Après la Mort, l'Oubli.
Discussion avec Légion et la Reine |
La première chose que font les voyageurs après le combat est d'aller couvrir la sphère, afin que le Draak du nord ne puisse les surveiller, comme il l'a fait au milieu du combat.
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Les objets du Draakin
Une fouille minutieuse est entreprise par les trois survivants. Ils trouvent :
• Une aura magique de lanceur de sort sur le Draakin, différente de tout ce qu'a pu connaître jusque-là le petit mage.
• Un livre magique dans un bel écrin de cuir, relié de fils d'or et d'argent entrelacé, que le Draakin porte à la ceinture, et qui lui sert de correspondance avec quelqu'un d'autre (Divination modérée). Une fois passé la superbe couverture gaufrée de symboles abstraits et étranges, les premières pages apparaissent vierges, les suivantes se couvrent peu à peu de signes très légers, comme écrits par une écriture invisible, puis les pages se couvrent de signes en Draakin, d'une écriture différente. Le temps étant compté personne n'aura le temps de lire.
• Deux potions de soins dans un buffet (3d8+?).
• Un anneau magique en or serti de cornaline. C'est un Anneau du Donjon, présentant une aura de Divination modéré. Il y a en fait un anneau maître (Anneau du Geôlier) et un anneau esclave (Anneau du Prisonnier), liés entre eux. L'Anneau du Prisonnier ne peut plus être enlevé sans l'aide d'un sort de délivrance des malédictions, souhait limité, miracle ou souhait. Le geôlier sait ce qui arrive à tout porteur d'un anneau du prisonnier comme s'il avant lancé Rapport. De plus, "l'esclave" compte comme un familier du geôlier en ce qui concerne les sorts de scrutation et de téléportation.
• Un autre anneau magique de nature inconnue, marron terne, comportant 9 emplacements de pierre précieuses, et dont seulement 4 sont sertis avec des grenats (Invocation modérée).
• La sphère de glace, entourée de 5 cristaux d'énergie, dispose d'une aura de Divination puissante. C'est un objet pouvant mettre en relation quelqu'un avec quelqu'un d'autre. Impossible d'en savoir plus. Le Draakin révèlera que la communication avec sa reine est la seule utilisation qu'il connaît de celle-ci. Il doit la toucher pour pouvoir entrer en contact avec elle.
• Un livre (transcription) signé d'un Draakin se faisant appeler "Agonie" et intitulé "Désacralisation et fuite des dieux". C'est un récit de la punition des Draaks par les Dieux, à mi chemin entre la version des punis et l'article de propagande. Zacharias réussit in extremis à l'emporter pour l'étudier.
• Des feuillets épars non reliés intitulés "Des portes et des Passages", mais coupés proprement et retirés de leur emplacement d'origine. Leur contenu erratique est dispatché sur plusieurs feuillets, dans un ordre déroutant. Visiblement le mage était en train de les lire, de les annoter, et de les remettre dans l'ordre. Le mage émet plusieurs hypothèses sur ce curieux désordre, comme par exemple des recherches pas encore reliées, ou même le grand oeuvre inachevé du fameux disciple d'Al Thular, écrivain prolixe, qui à la fin de sa vie était devenu fou à cause de l'abus de Nécromancie. Ses écrits tardifs, compulsifs désordonnés, pâtissaient du manque de fil conducteur dans ses pensées, et ses idées se trouvaient couchées sur le parchemin de manière confuse et illogique, certains débuts de phrases recevant la fin de certaines autres, sur les pages différentes.
• Un livre philosophique complexe et rebutant intitulé "Abstraction du soi et du lui", non signé (transcription).
• Un livre (transcription) intitulé "Les courants magiques en milieu saturés", non signé.
• Tout un attirail d'écriture, parchemins, encre, plumes, sable, etc...
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Jour 684
Le lendemain, après une nuit de repos, l'Efrelas va chercher Moustique qui était resté dans le couloir aveugle. Celui-ci était descendu dans le cours d'eau et avait rejoint une pièce pleine de champignons bleus translucides, et s'était caché derrière ceux-ci. Il le ramène dans la salle plombée, ou ne tarde pas à commencer l'interrogatoire du Draakin vaincu, et ligoté à une chaise.
Le mage et le prêtre utilisent leurs pouvoir pour comprendre la langue du Draakin, tandis que Nidal commence l'interrogatoire.
Contre toute attente Légion est disposé à parler. Il faut dire que les auras d'apaisement du Prêtre d'Istu permettent un démarrage en douceur, malté quelques irrévérences du rôdeur. Malin, le prisonnier charme en silence ses interlocuteur avant le début des échanges.
Les aventuriers apprennent que Légion n'est là qu'en tant qu'observateur et gardien de la "porte", que personne n'a pu identifier, malgré leurs nombreuses tentatives. Il cherche son binôme, avec qui il a visiblement un compte personnel à régler. Ils n'ont pas trouvé l'objet de la Non Détection. Il est au courant que Tanerûne et ses amis sont déjà venus ici. Il se montre surpris lorsque celui-ci mentionne les autres avant postes Draakins qu'il connaît, à savoir le Narandou, l'Antre de l'Enclume et Arkis.
Au milieu de discutions géopolitiques, théologiques et philosophiques, il révèle que lorsque les Draaks ont commencé à se réveiller, ils se sont rendus compte qu'ils étaient moins nombreux qu'avant, et cela leur a fait peur. Alors le Primogène a voulu forcer les femelles Draaks, les Draakis, à s'accoupler de force avec les mâles. Alors sa Maîtresse, sa Reine, une Draakis blanche, a mené une rébellion et a conduit certaines de ses consoeurs à s'exiler dans le grand nord pour fuir le dictat du Premier. Depuis ils se terrent là-bas, et ne pensent qu'à deux choses : survivre et réduire le Primogène - qui a réussi à "s'affranchir des contraintes matérielles" - à l'impuissance.
De plus, il connait sur le bout des doigts, de son point de vue bien sur, "l'injuste punition des Draaks innocents", qui ont subi le courroux des Dieux alors qu'ils n'avaient pas pris fait et cause pour le Primogène lors des guerres précédant le Grand Cataclysme, et qui ont été mis dans le même panier lors de l'arrachement d'Unaïa.
La fin de la conversation est tout entière utilisée pour tenter de convaincre le Draakin que les deux factions sont du même côté et luttent pour détruire le Premier Draak. Ils tentent de lui faire comprendre qu'une alliance est possible, qu'il est temps de faire face ensemble à la menace globale. Mais les a priori du Draakin, issus de millénaires de haine envers les Jeunes Peuples, ont la vie dure. Il avance que les trois personnes présentes ne seront jamais représentants de tous les Jeunes Peuples, et que leur inconstance ne leur permet pas de s'engager sur une paix à long terme, et que même si une paix est conclue entre sa Reine et certains rois, absolument rien ne peut garantir que leurs descendants ne décideront pas de rompre cette même paix afin de satisfaire leurs intérêts personnels.
Par ailleurs il accepte, si on le libère, non seulement de ne rien tenter contre eux, mais aussi d'aller prendre contact avec sa Reine pour que les trois compagnons puissent lui parler de vive voix.
"Soyez brefs", annonce la Reine en préambule.
Tanerûne se présente alors comme le possesseur des livres de Bargalor, et Zacharias comme le représentant de son clergé. Ils exposent tout à tour leurs arguments pour concevoir une alliance contre le Primogène. Le mage explique qu'il faut qu'elle soit consciente du fait que les livres de Bargalor ne seront utilisés que dans le but de détruire ce dernier, mais que ce ne sera pas forcément par elle. Tétue et autoritaire, elle ne veut rien entendre.
Elle finit par avouer que ce n'est pas elle qui a demandé à ses sbires d'aller récupérer les livres à Saranque. Ce sont des francs-tireurs qui ont décidé de racheter leurs fautes passées en prenant d'eux-même l'initiative de faire du zèle. Elle remercie ironiquement le groupe d'avoir châtié une partie des désobéissants, ça la lui a évité la peine de le faire. Ses fils, en revanche, les deux Draakins blancs qui ont pu fuir, ont payé lourdement leur déplorable décision.
A la fin, elle propose tout de même un marché :
Si on lui remet les livres, elle est prête à accorder aux Jeunes Peuples, une fois le Premier Draak terrassé, une paix ainsi qu'une place sur Unaïa ajustée à leur dimension, à leur nombre. Les protagonistes répondent que c'est une proposition intéressante, et qu'elle mérite d'être étudiée en profondeur. En guise de preuve de sa bonne volonté, elle s'engage à les laisser repartir du temple en vie.
Et c'est une bonne chose, voir même une chose qui leur sauve la vie, car lorsque Légion ouvre la porte, se trouve derrière elle, courbé comme un tigre prêt au combat, un autre Draakin immaculé, bien plus grand que les autres, aux yeux d'un bleu quasiment fluorescent. D'après ce que le mage comprend, il serait venu en urgence par téléportation pour rétablir l'ordre dans le Temple. Il semble fortement déçu lorsque Légion lui annonce que la Reine laisse partir les intrus. La sortie s'effectue dans un stress maximal, l'état de haine et de hargne des créatures ailées augmentant la tension de manière significative.
Mais les compagnons parviennent néanmoins à partir, emportant la dépouille réduite de Kal. Ils marchent le plus longtemps possible, suivis par les yeux bleus perçants du nouveau venu, ainsi que par ceux d'un de ses comparses qui était resté en sentinelle dehors. Le soir ils grimpent tous dans une corde enchantée de Tanerûne et passent la nuit dedans.
Jour 685
Au matin, ils enterrent Kal en creusant le sol magiquement. Des prières sont récitées afin que les dieux accueillent son âme. Puis les personnages se concertent pour prendre une décision sur la suite des évènement. Nidal annonce sa volonté de partir pour retrouver un compagnon animal. Les autres pensent retourner à la Grotte.
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