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Accréditations :
Pec, Mathieu, Julien |
Chapitre Second
Après la Mort, l'Oubli.
La bataille du Dôme |
Fourbu, exténué, diminué et le moral au plus bas, Tanerûne s’abrite derrière le bouclier de Moustique en attendant l’assaut du vampire qui les traque depuis quelques temps maintenant. Celui-ci, caché dans les couloirs du labyrinthe, ne cesse de les harceler d’imprécations moqueuses et menaçantes. De temps en temps, la voix de l’oracle prend le pas sur la sienne, ce qui ne manque pas de l’irriter au plus haut point. Tandis qu’il ordonne en vain à l’usurpateur de cesser ses interventions vocales, qu’il le traite de « sale favori », celui-ci déblatère sur la courbe du temps et ses infinis aspects. Après la Vie la Mort, Après la Mort, l’Oubli. Puis il reprend son discours précédent sur la cosmogonie du monde, en le parsemant de nouveaux détails jusque là inconnus des aventuriers.
Il dit aussi que la Discorde, qui ne rate pas une occasion de semer la zizanie, assure que le seul responsable de la situation c’est le Temps, puisqu’il n’a pas participé à la création commune. Il explique même que celui-ci est doublement fautif. Non seulement il a empêché que le résultat soit parfait, puisqu’il y manquait sa pâte, mais en plus, ayant vu tous les futurs possibles, et donc sachant que sans lui le résultat ne serait pas parfait, il a quand même refusé sa participation. La Discorde parvient alors à convaincre les autres dieux que c’est le Temps qui doit partir avec le Primogène endormi et le surveiller depuis l’éclat.
Il parle des Anciens, porteurs de Matéria, ont été fabriqués par les Dieux pour lutter contre les Draks qui commençaient à créer des tensions sur Unaïa. A ce moment-là l’alliance avec les Jeunes Peuples n’était pas encore établie. Est-ce arrivé avant ou après l’avènement du Primogène ?
A la fin c’est l’alliance des Dieux (donc des Anciens), des Jeunes Peuples et des Draks qui a banni le Primogène.
Ils explique également que les jeunes peuples sont parmi les premières créations des dieux, et donc par là même antérieurs aux Draks,
A la fin, lorsque le Vampire se décide à charger avec tous ses amis, Zacharias crée un cercle de Protection contre le Mal, qui empêche la nuée de chauves-souris de s’abattre sur les infortunés voyageurs. Mais alors que brouhaha hypnotique de leurs battements d’ailes leur brouille la vision, ils sentent leur esprit partir à la dérive. Ils sombrent peu à peu dans une torpeur lymphatique et puis petit à petit, plus rien.
Ils se réveillent en pleine forme. Ils sont au même endroit, mais tout leur paraît légèrement différent. C’est bien eux, mais avec un aspect irréel, comme sortis d’un autre monde. De la même manière, ils se rendent comptent que l’endroit est le même qu’avant, mais moins souillé par les outrages du temps. Ils supposent assez rapidement qu’ils sont dans le passé.
Pressés par le médaillon-sablier qui se vide de plus en plus, ils se remettent en route. Plutôt que de faire demi-tour et sortir du complexe, comme la prudence le réclamerait, ils continuent leur progression dans le dédale de couloirs de la nécropole. Ceux-ci sont ponctués d’ouvertures latérales donnant dans des petites salles mortuaires. Le nom des morts est écrit au fronton des passages, d’un alphabet inconnu, dont le petit mage ne parvient qu’à identifier le mot « Général ». Puis des grilles de fer et des portes de bois étonnamment bien conservées apparaissent à intervalles réguliers. Ils passent par un croisement au centre duquel se trouve, posée sur un piédestal, une statue de chevalier en armure, au pavois arborant un symbole représentant deux oiseaux de profil, face à face, aux ailes déployées, leurs becs et leur queues se touchant.
Puis ils débouchent dans un couloir plus large, sur les côtés duquel descendent deux escaliers parallèles. Ils empruntent celui de droite et descendent un certain temps, pour arriver dans une sorte d’antichambre aux bancs de pierre. A partir de là les salles se trouvent toutes fermées par des portes de bois non verrouillées. Ils entrent sans une grande salle longitudinale meublée d’armoires et de coffres, solides mais non décorés. Dans l’une d’entre elles se trouve une aura magique (abjuration, faible), mais le manque de temps empêche le mage d’aller voir ce que c’est.
Derrière la porte du fond de trouve un couloir décoré de deux fresques en bas relief d’un seul tenant. D’un côté est raconté l’histoire d’un homme adoré par des Tarags, des Gnomes et des races animales. Au début l’homme vit dans un château, lui même situé dans une ville. Puis il part de cet endroit, et se retrouve entouré par de nombreuses personnes. Ensuite il parle avec une personne encapuchonnée, et on le retrouve tout au bout de la fresque, mort, avec des gens jetant sur sa dépouille des petits objets, peut-être des fleurs. De l’autre côté c’est la même chose, mais il s’agit d’une femme. A noter cependant que, même si c’est la même histoire qui est racontée, certains détails changent légèrement, le château n’est pas tout à fait le même, les gens non plus.
Au delà de la salle des fresques se trouve une autre antichambre, plus grande, aux bancs de pierre et de bois. De chaque côté se trouvent deux portes fermées. Ils empruntent celle de gauche, arpentent un couloir relativement court pour aboutir dans une pièce circulaire au centre de laquelle se trouve une fontaine dont l’eau s’est tarie depuis longtemps. De cette pièce partent six couloirs, dont celui par lequel ils sont arrivés. Ils décident d’emprunter celui en face d’eux.
Le médaillon-sablier est de plus en plus chaud. Les couloirs se transforment alors en rues, venelles, allées, places et escaliers, comme dans une vrai ville, avec les noms des avenues à chaque croisement. Un plafond inégal remplace le ciel, et des flèches apparaissent sur les panneaux, comme pour indiquer une direction. En les suivant ils parviennent à une immense double porte de pierre, qu’ils arrivent à ouvrir grâce à l’admirable facture de celle-ci.
Ils pénètrent une vaste place au fond de laquelle se trouve une sorte de Colisée, une arène à gradins. Une fois dans le deuxième cercle intérieur, ils aperçoivent une lueur arpentant le sol de sable. Quelle n’est pas leur surprise d’apercevoir un homme d’âge mur portant la ceinture fabriquée par Séhul Bargalor, un des sept artéfacts que recherche le petit mage, cherchant quelque chose dans les murs de l’arène. Ils comprennent assez rapidement qu’il s’agit de l’archimage lui-même. Tanerûne ne parvient pas à se maîtriser, et lui crie un bonjour du premier étage des gradins. Celui-ci se retourne, surpris, et voyant le mage écarquille encore plus les yeux. Il lance aussitôt un sort d’invisibilité et diaprait. Les compagnons le poursuivent un temps, tout en tentant de le rassurer sur leurs intentions amicales, mais en vain. Ils finissent par trouver ce qu’il cherchait dans le cercle de pierre : un passage secret magique dans une arche sur le mur, dont le fronton est orné de caractères inconnus.
Après réflexion et quelques essais infructueux, ils se rendent compte que les seuls moyens d’ouvrir sont soit d’identifier la porte par la magie, ou de l’ouvrir avec Façonnage de la pierre, choses impossibles pour l’instant. Ils décident donc de passer la nuit à se reposer et d’attendre que le petit mage mémorise le sort adéquat.
Mais au bout de quelques heures une double porte rouge s’ouvre, et apparait le Roi d’Iskandys sur son cheval, ainsi que sa troupe, composée de soldats, de prêtres et de mercenaires. Ils se répartissent sur le sol de sable de l’arène, les prêtres au centre, et les mercenaires autour, pour les protéger.
Et quelle n’est pas la surprise de Tanerûne de trouver parmi eux Ilmatar, Thorden, Nidal, Faris, et tous les compagnons qu’il a eu jusqu’à présent et qui l’ont aidé dans sa lute contre le réveil du Primogène. Ils ne portent sans doute pas les mêmes noms que lorsqu’il les a connus, autre temps autres noms, mais ils sont tous bien là. Tout comme eux-même, légèrement différents que ce dont il se souvient. Constatant qu’il reste de la place contre les murs, Tanerûne convainc ses compagnons qu’il faut prêter main forte au Roi et prendre leur place parmi eux. Après tout, n’ont-il pas déjà juré fidélité au Roi ?
Ils descendent et mettent genoux à terre devant le monarque. Celui-ci, méfiant, descend de cheval et lance un sort plaçant les trois compagnons dans un cercle de vérité, les empêchant par là de mentir. Il leur pose des questions sur qui ils sont et si ils ont l’intention de nuire au rituel et à lui-même. Satisfait des réponses, il leur explique que le but de l’opération est de renforcer le dôme au dessus de leurs tête, et les autorise à prendre place parmi ses hommes.
Alors qu’il est presque impossible pour Zacharias de tenir le médaillon-sablier dans ses mains à cause de la chaleur qu’il dégage, les prêtres commencent à chantonner en choeur, et soudain un éclair s’abat sur le roi, le débilitant complètement. Il chute de cheval, incapable de faire quoi que ce soit à part tirer la langue et baver. Les prêtres sont pris pour cible par une bande d’assassins composée majorité de gnomes, et d’une petite partie d’humains. Les meneurs sont un prêtre et un mage, occasionnant des ravages parmi les troupes du roi. Le combat qui s’ensuit est meurtrier pour les deux camps, mais grâce à l’intervention des trois compagnons, il toune en faveur des assaillis. Les prêtres survivants achèvent le rituel.
Tout porte à croire que c’est la dernière bataille du Roi d’Iskandys, ou, sans l’aide inopinée des héros, ils serait mort complètement diminué mentalement, devenant le mort-vivant lobotomisé qu’ils ont croisé quelques jours plus tôt.
Après avoir donné un coup de main pour le transport des morts et des blessés, et échangé quelques mots avec un prêtre survivant, ils apprennent que le célèbre dicton « Après la Vie, la Mort, Après la Mort, l’Oubli » n’existe pas ici-bas. De même le culte de la mort, les Soeurs Silence et les Frères de l’Oubli n’existent pas non plus. Puis ils repartent par le grand couloir pour remonter à la surface, et s’entretenir avec le grand prêtre.
Une fois à la lumière du jour, ils constatent que l’arbre mort et sec qu’ils ont laissé à l’extérieur dans le futur, est ici bien vivant, vert et resplendissant. Au dessus de leur tête se trouve un dôme d’énergie au moirage violet, empêchant des ennemis de bombarder la ville. Au loin, au delà d’une gigantesque falaise, le combat fait rage, des centaines de Draks volant et déversant leur souffle mortel sur leurs ennemis.
Ils sont reçus par le Grand Prêtre, auprès duquel ils s’excusent de ne pas avoir pu empêcher la débilisation du Roi. Celui-ci les rassure en leur disant qu’il vont s’en occuper. Puis ils expliquent les raisons de leur présence ici, le changement de nécropole, le voyage vers le passé, le combat, etc. Ils expliquent aussi qu’ils sont au courant de la solution finale, le sommeil forcé du Primogène et l’exil de l’éclat dans l’espace. Malgré le fait qu’ils assurent à leur interlocuteur que ce combat sera gagné par les forces ennemies du Drak mort-vivant, que la solution fonctionnera, jusqu’à un certain point du moins, celui-ci reste sceptique. Il ne semble pas très content que les trois compagnons soient au courant d’un plan aussi secret. Et lorsque ces derniers mentionnent Séhül Bargalor, il se ferme comme une huître et refuse d’en savoir d’avantage. Il les congédie rapidement en leur demandant de bien vouloir rentrer chez eux rapidement.
Les compagnons redescendent à l’arène pour emprunter le passage. Le mage lance Identification et trouve le mot de commande de la porte. Il le prononce mais ça ne marche pas. Il crée alors un trou dans la porte comme prévu, et ils passent tous les trois. Au bout du couloir ils arrivent en haut d’une très grande salle circulaire munie d’un escalier en colimaçon collé au mur qui descend jusqu’en bas. Au centre se trouve un autel nu. Alors que le temps qui leur était imparti arrive à son terme, ils commencent à vaciller et sont obligés de s’assoir sur les premières marches. Ils lèvent alors la tête au plafond et peuvent observer un immense sablier sculpté dans le dôme au dessus de leurs têtes. Serait-ce l’Autel du Temps ? C’est alors qu’ils perdent tous les trois conscience.
Ils se réveillent fatigués, fourbus et diminués dans la salle du labyrinthe. Au moment ou ils se remettent tant bien que mal sur leur pieds, ils entendent un bruit de combat, suivi de celui, caractéristique, d’une tête tranchée qui roule sur le sol. Le Roi dont ils ont naguère sauvé la vie apparait dans l’ouverture de la salle. Il semble avoir retrouvé ses esprits, grâce aux héros. Il ne semble pas les reconnaitre, mais le petit mage lui rappelle la tournure des évènement lors du renforcement du dôme. Celui-ci se rappelle plus ou moins des choses, et leur dit qu’effectivement il lui restait des gens qu’il n’avait pas encore remercié à l’issue du combat.
Il les escorte jusqu’à la sortie des souterrains, et leur souhaite bonne route. Les trois aventuriers regagnent les faubourgs de la ville ceinturant la nécropole.
Questions soulevées par le scénario :
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Si nous sommes bien sur l’Éclat, comment et pourquoi a été créée la Lune-Éclat ?
• Comment les Dieux restés sur Unaïa-Prime interviennent-ils sur l’Éclat ? Uniquement par leurs prêtres ? Avec l'accord du Temps ? Le Temps a-t-il tout pouvoir sur l’Éclat ? Le Temps étant exilé sur Unaïa-l’Éclat, comment se déroule le temps sur Unaïa-Prime ?
• Quels sont les rapports entre la Mort et le Temps (en tant que divinités) ? Le Temps fait-il aussi partie d'une paire (Temps/Éternité ?) ou est-il le seul à être seul ?
• Si "après la Vie (sur Unaïa-Prime), la Mort (sur Unaïa-l’Éclat), après la Mort, l'Oubli", où est (géographiquement) le pays de l'Oubli ? Existe-t-il une paire de Dieux Oubli/Mémoire ? Pourquoi les Sœurs du Silence et les Frères de l'Oubli ?
• Puisqu’il était sur Unaïa lors du renforcement du Dôme de la Nécropole, SB est-il né sur Unaïa ou sur l’Eclat ?
• Le Primogène a-t-il déjà accédé à un statut de divinité ? Si oui, a-t-il un(e) associé(e) ou tente-t-il de recréer l'unité de l'Un a son profit ? En absorbant des Dieux générés par la scission de l'Un ? A-t-il vaincu/éliminé/absorbé un ou plusieurs Dieux avant d'être vaincu ?
• Ses recherches portaient-elles sur le voyage dans l’espace ou dans le temps ?
• Si le Temps n’est plus sur Unaïa mais sur l’Eclat, est que les créatures sur la Terre Primordiale sont elles devenues immortelles par la force des choses ?
• Est ce la présence du temps sur l’éclat qui a changé le paradigme de la mortalité ?
• Quelle est la langue des tombeaux ?
• Quel est le symbole des oiseaux sur le le pavois ?
• Que trouvait le SM de bénéfique pour lui dans son association avec SB ?
• Quel est le dieu des prêtres du Dôme ?
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