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Chapitre second
L'amant de Venise
Une mère pas si supérieure |
8mars 1620
Convaincus que seule la mère supérieure du couvent où séjournaient les deux sœurs peut leur donner le nom de celui qui les a enlevées, et semi-inconscients du scandale qui peut en découler, les deux spadassins rendent à nouveau visite à l’acariâtre en chef du couvent des Servites de Marie. Après les politesses d’usage, Benvenuto craque et saisit la duègne à la gorge pour la faire parler, tandis que, toujours plus raisonnable, Don Ignacio accompagne au sol la sœur qui vient de tomber dans les pommes. Le mot est lâché : le mystérieux visiteur et ravisseur se nomme Hercole Albrizzi. C’est un noble vénitien, richissime et insaisissable. Il est extrêmement puissant, patricien, et sénateur. Bel homme et fin escrimeur, on dit de lui qu’il pourrait même être Doge, mais qu’il en a décidé autrement
Plus tard dans la journée, L’hidalgo et son ami aperçoivent le nain au détour d’un canal. Benvenuto se lance à sa poursuite, mais ne parvient pas, encore une fois, à le rattraper. Au même moment, le reître italien reçoit une lettre qui lui arrive comme par magie dans la rue, par l’opération du saint esprit. Elle est signée d’Isabella et adressée à Don Ignacio. elle dit être en sécurité, malgré un certain prix à payer. Le nain serait-il le protecteur de son aimée
C’est peu de temps après que l’espagnol entend à nouveau cette ritournelle qui le rend fou :
La nuit qu’Isabella s’est envolée,
Grâce à un éminent seigneur masqué,
Débarqua au port certain Ibérique,
Bravache qui oncques n’a fui devant un moulin,
Il gesticule et court comme un flandrin,
Ignoble et sot comme tous ceux de sa clique !
Depuis qu’Isabella s’est envolée,
Il n’est de jour sans que ce pauvre fou,
Ne s’agite en vain, grotesque andalou,
Seul à Venise à ne la point trouver.
Depuis qu’Isabella a disparu,
Le seul à la rechercher est son cocu !
Isabella a disparu
Et nul n’a jamais su,
Où l’homme masqué l’a emporté.
Isabella a disparu, seul la cherche
Don Grotesco, son pauvre cocu
Bras-de-Fer est défuncté
Et elle ne reviendra jamais
Là où elle est, nul ne saura la retrouver.
Puis, il était temps, les investigateurs rencontrent le fameux Lorenzo. A cette occasion Don Ignacio apprend que Benvenuto, par l’intermédiaire de leur interlocuteur, travaille pour la famille Guistiniani, à laquelle appartiennent les jumelles. Ils apprennent aussi qu’Albrizzi a défié un homme en duel, qu’il a laissé dans un triste état. Un certain Valerio Delfini. Ils se promettent de lui rendre visite. L’homme de paille leur donne une bourse bien remplie pour installer une surveillance autour de leur ennemi, et de retrouver le nain.
9 mars
Le lendemain matin, ils sont arrêtés par les hommes de Brozzi, et conduits vertement à la quarantia criminale. Là, Brozzi les tance vertement, et leur dit qu’on ne violente pas une mère supérieure de la sorte. Il leur évite de justesse un procès, et leur assure que c’est la dernière fois qu’il leur sauve la mise comme ça. Ils sont libres de partir, mais que ça ne se reproduise plus !
Fier d’avoir trouvé l’identité de leur ennemi, Don Ignacio ne peut s’empêcher d’envoyer un mot à celui-ci : “Bonjourno Hercole” |
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