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Chapitre premier
Un nouveau venu dans les canneaux
Bal tragique à la Fenice |
3 février 1620
Durant toute la journée, les deux investigateurs tentent de trouver des renseignements dans le palais de la Fenice (le lieu du bal), sans y parvenir réellement. Pour cela ils se sont mêlés à la longue file des fournisseurs qui s'allongeait sur la place, en ayant pris soin de se munir d'un tonneau de vin acheté à bas prix non loin. Ils parviennent à entrer dans le palais en s'incrustant parmi des serviteurs apportant des mets recouverts de draps protecteurs. Mais, une fois faufilés dans le palais, leur enquête tourne vite court lorsqu'ils se rendent compte que tout un étage est fermé au public, et dont l'accès est barré par deux gardes peux amènes.
4 février 1620
Du coup, ils attendent patiemment le soir du 4 pour se rendre au bal, munis des deux invitations que Brozzi leur a fait parvenir dans la journée. Journée mise à profit pour établir leur troupe espagnole dans la taverne voisine, et pour louer deux déguisements fidèles au thème de la soirée, "L'Orient Mystérieux". Les bristols sont au noms du prince Alessandro Orsini, et du Grand Vizir Abd El Malek Al Andalus.
Le bal se passe le mieux du monde, Di Bardi créant la surprise par son érudition, et Don Ignacio se permettant d'aller parler à la très belle et très sobrement habillée Luciana Saliestri. l'espagnol a toutes les peines du monde à attirer l'attention de son hôte, et y parvient en se faisant connaître comme "le renard" à la recherche de Béatrice de Clothay, la belle française. Ils discutent d'elle un moment, sous les regards meurtriers de Giovanni Cavelio, son protecteur qui semble s'ennuyer à mourir. Puis dans la conversation l'espagnol lui dit avoir trouvé un de ses bijoux, et se propose de le lui remettre lors d'un rendez-vous ultérieur. Elle opte pour le rendez-vous, tout en précisant qu'effectivement elle l'avait perdu il y a quelques jours au théâtre.
Soudain, un groupe d'hommes vêtus de noir fait son apparition. Ils sont masqués mais non déguisés. Il s'agit d'un grand homme masqué entouré de ses gardes, qui se dirige droit vers la Saliestri. Il la salue et lui glisse un mot à l'oreille. Elle effectue une petite révérence et lui répond : "Merci, Seigneur". Puis le groupe s'éloigne pour se poster non loin. Quelques instants plus tard, ils s'en vont. Les deux compères les suivent, mais sans faire intervenir leur troupe. Ils prennent alors une gondole, mais celle-ci n'est pas assez rapide pour suivre la barque des poursuivis, qui se dirige, comme ils auraient dû s'en douter, vers la pleine mer. Ils sont contraints de revenir au bal, bredouille.
Puis, plus tard dans la soirée, le bal tourne au tragique. Alors qu'ils prennent l'air sur la terrasse du premier étage, ils entendent une conversation au dessus de leur tête. Il s'agit de Luciana qui discute avec son sénateur. Elle le met en garde contre quelque chose de trop dangereux.
Soudain un cri étranglé parvient à leur oreilles. En levant la tête, ils aperçoivent un
homme sur le toit en train d'étrangler la courtisane à l'aide d'un lacet de professionnel, tout en la hissant vers lui. Le spadassin et le prêtre tentent d'intervenir en grimpant pour l'un et en criant pour l'autre, mais en vain. L'assassin lâche son filet et s'enfuit sur le toit. Luciana Saliestri chute et atterrit, morte, dans la rue en contrebas. Di Bardi s'élance pour trouver un accès au toit, place une échelle et poursuit l'homme. Don Ignacio de son côté tente une percée par la rue. Lorsque le meurtrier arrive au bout du toit sur lequel il s'était élancé, il saute sur le toit d'en face mais rate son coup et retombe dans la rue, une cheville probablement cassée. Le prêtre, qui arrive à son tour au bout du toit, attrape une tuile et la lui lance dessus, l'atteignant à la tête. L'homme titube, et une seconde tuile, lancée avec une sensationnelle précision, le fait s'écrouler dans la ruelle, au bord du canal.
Don Ignacio arrive enfin, et garde l'homme le temps que Di barri descende de son toit pour les rejoindre. L'assassin ne veut pas parler. Il ne cesse de répéter qu'il n'y a plus rien à faire, que tout est en place, et que plus rien ne pourra empêcher la renaissance de la Sérénissime. Puis il se ravise et dit qu'il va parler. Il veut la parole de Di bardi de le mettre dans une barque et de le laisser s'en aller lorsqu'il aura dit le nom de son employeur. Le prêtre accepte et Don Ignacio part chercher une barque. Mais lorsqu'il revient, l'homme ne veut plus parler. Etrange.
Des serviteurs arrivent avec une porte, sur laquelle ils hissent le blessé et le ramènent à l'intérieur du palais, dans une petite pièce gardée par l'espagnol.
Di Bardi va parler avec le sénateur, qui, complètement hébété par ce qui vient de se passer sous son toit, ne parvient pas à articuler quoi que ce soit de cohérent. Finalement il livre da version des faits :
Des gens ont pris contact avec lui pour qu'il leur livre certains secrets stratégiques et militaires de Venise. Il a bien entendu refusé. Il a néanmoins un moyen de les joindre, une adresse à Venise.
Luciana, elle, savait que Marcello, espion de Venise, avait découvert la vérité en ce qui concerne la commande et le vol des galères et allait le prévenir que ces gens-là ne rigolaient pas du tout, lorsque celui-ci s'est fait tuer au théâtre.
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