Résumés des parties
Les personnages
Les lieux
Les gens
Les choses
Les cartes
Chapitre 1
Un nouveau venu dans les canaux
Voir Naples et tuer
L'attentat du 24 décembre
Le bal de la Ca d'Oro
La maison de rendez-vous
Cauchemar dans les bras de Vénus
Repose en paix, Marcello
Le père Di Bardi mène l'enquête
La perdrix est mouillée jusqu'au cou
Le sauvetage de Flora
Les renseignements de...
Un souffleur de verre coriace
Le rendez-vous manqué
Pauvre père Cosimo
La réunion des comploteurs
Pauvre Spadetti
Le tecrutement des espagnols
Bal tragique à la Fenice
Visite chez M. Sino
L'enlèvement de l'appareil
Recherches et duel presque fatal


Chapitre 2
L'amant de Venise
Bienvenue, Benvenuto !
Une mère pas si supérieure
Le get apens de la chambre borgne
 
 
 
 
 
 
 

Chapitre premier
Un nouveau venu dans les canneaux

Le bal de la Ca d’Oro

25 décembre 1619, Noël

Le lendemain matin c'est Noël, les rues sont désertées, tout le monde est rentré chez lui pour les fêtes. Don Ignacio trouve un cadeau de son logeur au pas de sa porte. Celui-ci, qui tient boutique de draperies au rez-de-chaussée de la maison, leur a fait apporter des pâtisseries glacées au sucre et au miel. L'hidalgo ne manque pas d'aller le remercier, afin d'entretenir des relations de bon voisinage.
Il reçoit également un pli cacheté d'une toile d'araignée noire, sur lequel une écriture féminine et parfumée l'invite à un bal costumé à la Ca' d'Oro, ou Casa d'Oro, un magnifique palais sur le Grand Canal, dans le Canareggio. Celui-ci appartient de longue date à la famille Cantarini, qui y organise chaque année ce bal pour fêter la fin de celle-ci.
Pour cela, et pour d'autres choses encore, il est grand temps pour Don Ignacio de faire ses comptes. Sur les 20 ducats qu'il avait au départ de Naples, il ne lui en reste plus que 16 après avoir payé son loyer. Il décide de commander à un tailleur un bel habit noir, sobre mais élégant, qui lui revient à 10 ducats. Il ne lui en reste que 6 pour louer un habit et un masque pour le bal. Après il sera sur la paille.
Mais ce bal en vaudra surement la chandelle, puisque Don pablo lui assure qu'on raconte que le duc d'Urbino aurait acheté une place pour 1000 ducats.
Il s'en ouvre à l'ambassadeur, qui s’en moque.


28 décembre 1619

Le soir même et comme convenu, deux heures après vêpres, Don Ignacio dépense ses dernières pécunes pour louer une gondole quille conduit directement sur le ponton de la Ca' d'Oro, ou il remet son invitation au préposé au contrôle. Passé les lourds rideaux de velours, il est introduit dans un grand hall autour duquel sont disposées des tables chargées de merveilleux alcools et de victuailles rares et chères. Tout en ce lieu n'est que luxe, faste et ostentation. Les femmes portent des robes couvertes de diamants, et les costumes des hommes se surpassent tous en terme de coupe, de tissus et de parures. Les masques aussi sont le reflet de tout ce que la lagune compte de riches nobles.
Il ne tarde pas à rencontrer le grand duc Von Gorgoulof, un nabot ventripotent et paillard, qui court après toutes les femmes, sans distinction de classe sociale, en riant aux éclats, et en buvant plus que de raison. Il apprendra plus tard qu’il s’agit de l’ambassadeur de Russie à Venise. Puis l'aborde une jeune femme bonde et masquée, au charmant accent français, avec qui il badine fort plaisamment, lorsqu'intervient un grand faquin de même nationalité, a qui déplait fortement le fait que la française s'occupe d'un autre que lui. Ils se connaissent bien, et la belle blonde l'éconduit gentiment en lui expliquant qu'elle n'est pas sa chose. Ce qui encourage l'hidalgo à s'enhardir et la conduire sur le balcon afin de poursuivre son entreprise de séduction. Tout ceci a l'air de fonctionner à merveille, lorsqu'elle dit devoir le quitter, provisoirement.
Alors que l'espagnol prend l'air sur le balcon, celui-ci se fait de plus en plus désert, et il se retrouve seul. Au moment où il s'en rend compte, un homme est près de lui. Il est de haute stature, les cheveux longs et noirs, masqué tout comme lui. Il lui adresse la parole d'une voix profonde, en lui disant que certaines personnes pourraient avoir besoin de son bras, surtout si il est prolongé d'une lame. Il lui donne pour cela un demi ducat, découpé selon une forme particulière.
- Celui qui aura besoin de votre bras aura la partie manquante, conclut-il.
L'invité chanceux identifie son interlocuteur comme étant un comparse probable de la belle brune qui l'a invité. Mais lorsque l'espagnol réclame, en plus de la récompense monétaire promise, de revoir la femme mystérieuse, l'homme se raidit, et lance sèchement : "Vous ne savez pas ce que vous demandez. N'essayez jamais de la revoir".
Puis il libère ses complices qui avaient pendant tout ce temps empêché l'accès au balcon, et ils s'en vont. C'est le moment que choisit Don Ignacio pour entrer à son tour dans la salle de bal, et retrouver enfin sa belle, qui lui reproche de l'avoir fait attendre. Il se rattrape par des bons mots et des promesses feutrées, mais le vicomte refait son apparition, plus virulent que jamais. Ne souhaitant pas provoquer un scandale pendant le bal, l'espagnol use de métaphores pour moucher son rival, et part s'isoler discrètement avec sa belle française dans un boudoir sombre et propice aux attouchements aveugles. Jetons un voile pudique sur une scène que la morale chrétienne aurait certainement réprouvée si elle avait pu se frayer un chemin vers ce lieu de débauche. En une phrase, disons que la belle a bien fait languir son espagnol, mais que le jeu en a largement valu la chandelle.
Alors qu'il s'apprête à partir, comme une apparition brumeuse et fantasmatique, il aperçoit une femme masquée en haut du grand escalier. C'est elle, il le sait. Il s'approche, grimpe, mais revoit stoppé par deux hommes en noir qui lui barrent l'accès. Impossible de l'atteindre. De toute façon, lorsqu'il lève à nouveau son regard vers le haut des marches, elle a disparu. Le cœur léger, le reitre sort sur le pont, appelle une gondole et se met en planque devant le palais. Il voit sortir la française quelques heures plus tard. Elle discute avec l'homme en noir, se fait rejoindre par le vicomte et tout deux prennent à leur tour une gondole. L'espagnol les suit, pour les voir rentrer dans une maison dont la grille du rez-de-chaussée donne sur l'eau d'un canal secondaire. Celle-ci s'ouvre, la barque entre, puis elle se referme. Il est temps pour le spadassin de rentrer chez lui.

Sebastian el diabolo

La Casa d'Oro


29 décembre 1619

Au petit matin, alors que les deux colocataires se rendent à l’ambassade, deux jeunes hommes bien habillés les attendent. Il demandent lequel des deux est Don Ignacio, puis lui remettent un pli. C’est une invitation à un duel de la part du Vicomte Français. Les jeunes gens sont ses témoins. Don Ignacio accepte. Le rendez-vous est le lendemain matin, à l’aube sur la petite île de Verano. Don Pablo accepte de servir de témoin.


30 décembre 1619

Une petite heure avant l’aube, alors que les deux comparses se rendent au duel, une jeune fille les accoste et s’adresse à Don Pablo croyant qu’il est Don Ignacio. Ce dernier la détrompe et reçoit d’elle une recommandation. Celle de ne point occire le Vicomte, on en prendrait ombrage. Celui-ci assure qu’il fera de son mieux.
Arrivé sur l’île, le duel a lieu, et malgré une belle résistance, le vicomte est vaincu.







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