 |
|
Chapitre premier
Un nouveau venu dans les canneaux
Les renseignements de Di Bardi |
16 janvier 1620
Pour tout le monde Don Ignacio est mort, et il semble judicieux de se conformer à cette terrible nouvelle. Celui-ci accepte donc, par amour pour sa belle, de se déguiser en novice jésuite, et par la force des choses de se raser la moustache. Son égo en prend un sacré coup, mais c'est pour la bonne cause, et ça lui évitera pas mal de garde à l'ambassade.
En parlant d'ambassade, ils décident de s'y rendre afin de mettre au courant Son Excellence. En chemin ils croisent tout une foule massée au bord d'un canal. En s'approchant ils voient sur le quai, fraîchement sorti de l'eau, le cadavre de Salvatore, Le Borgne, celui qui les a attirés dans le traquenard nocturne lors duquel Don Ignacio a failli laisser la vie. Brozzi, le Lieutenant Criminel de San Marco est en train de mener l'enquête, et ne semble pas avoir percé à jour la déguisement de l'espagnol.
A l'ambassade, Son excellence écoute patiemment le récit de Don Ignacio et du père Di Bardi, et accepte avec beaucoup de complaisance le pseudo décès de son homme d'arme. Il dit ne rien savoir sur ce navire dont la tête de proue serait une gargouille, et que le capitaine, qu'il fait venir dans son bureau, non plus.
Puis c'est l'heure de la messe, et le retour au monastère. Là, le père jésuite commence des recherches bien mystérieuses.
17 janvier 1620
Le premier soir, il ne trouve rien. Don Ignacio, lui, parle d'amour par jumelle interposée.
18 janvier 1620
Le deuxième soir il trouve quelques pistes. Un ouvrage a été imprimé sur le Diable, il y a une centaine d'années. L'homme a été arrêté à Venise puis emmené à Rome. Il a par la suite été condamné par la Haute Congrégation de la Doctrine de la Foi, torturé et brûlé. Il s'est, dit-on inspiré d'un autre livre, prétendument écrit par le Diable lui-même.
L'imprimeur du livre a dit que trois exemplaires du livre ont été imprimés. Le premier a été vendu à un Français, le second à un Transylvanien (Prague) et le troisième à un Vénitien.
Don Ignacio demande innocemment si il ne s'agirait pas du livre d'Enoch. Di Bardi est fort étonné que le rustre espagnol en connaisse l'existence, et révèle que ces livres sont au nombre de trois également, et que ce sont des hérésies orientales, Arméniennes, coptes ou orthodoxes.
19 janvier 1620
Le troisième soir, il inspecte les comptes de l'église, des gens lui ont donné une liste des monastères de la lagune, qu'il commence à étudier. Par ailleurs il apprend que la famille de l'imprimeur a été extradée à Gênes. Il envoie une missive à l'évêché de cette ville afin de demander des renseignements là dessus.
20 janvier 1620
A la pique du jour ils décident d'aller rendre une nouvelle visite à la mère supérieure, Archangela. Elle est toujours aussi fermée, et ne peut révéler qui a demandé à ce que ces visites aient lieu. Visites qui n'ont pas commencé tout de suite mais un peu plus tard que l'arrivée des jeunes filles au couvent. Visiblement, "on" lui a demandé d'accueillir le visiteur.
La mère portière, malgré son air revêche, est plus loquace. Elle parle du visiteur, qu'elle a aperçu une fois, toujours accompagné de cinq ou six hommes : C'est un italien, grand et bel homme, doté d'une prestance impressionnante, dans la force de l'âge, portant la barbichette et la moustache. |
|

Conception et réalisation Moi-même : www.monniot.net. Toutes les illustrations © Moi-même aussi | Contact
Les amis de Somnia Fingere : Eotorm | Saut de puces | Aide DD | pathfinder - fr | Dessine-moi du rien
"d20 System" and the "d20 System" logo are trademarks of Wizards of the Coast, Inc., a subsidiary of Hasbro, Inc., and are used according to the terms of the d20 System License version 6.0. A copy of this License can be found at www.wizards.com/d20. Requires the use of the Dungeons & Dragons®, Third Edition Core Books, published by Wizards of the Coast, Inc. Version française par SpellBook/Asmodée.
|
|