Résumés des parties
Les personnages
Les lieux
Les gens
Les choses
Les cartes
Chapitre 1
Un nouveau venu dans les canaux
Voir Naples et tuer
L'attentat du 24 décembre
Le bal de la Ca d'Oro
La maison de rendez-vous
Cauchemar dans les bras de Vénus
Repose en paix, Marcello
Le père Di Bardi mène l'enquête
La perdrix est mouillée jusqu'au cou
Le sauvetage de Flora
Les renseignements de...
Un souffleur de verre coriace
Le rendez-vous manqué
Pauvre père Cosimo
La réunion des comploteurs
Pauvre Spadetti
Le tecrutement des espagnols
Bal tragique à la Fenice
Visite chez M. Sino
L'enlèvement de l'appareil
Recherches et duel presque fatal


Chapitre 2
L'amant de Venise
Bienvenue, Benvenuto !
Une mère pas si supérieure
Le get apens de la chambre borgne
 
 
 
 
 
 
 

Chapitre premier
Un nouveau venu dans les canneaux

L'attentat du 24 décembre

Avant d'aller annuler sa commande de beaux habits, Don Ignacio discute avec son père pour savoir s'il ne connaîtrait pas un nain travaillant pour la couronne d'Espagne. Etonné, celui-ci répond qu'il n'en connaît qu'un , sous le nom de" Sebastian el diabolo" ou "Le Diable de Seville", ami de Don Francisco Covedo, le maître d'arme, poète et dramaturge sévillan, et tous deux âmes damnées du Comte Duc Olivaresn premier ministre de sa Majesté.

Sebastian el diabolo

Francisco de Quevedo y Villegas


Puis il va se faire recoudre la panse, et rentre chez lui le soir. Il trouve devant sa porte une compagnie de douze gardes, commandée par un gentilhomme, qui vient le chercher pour le conduire à bord d'un bateau de guerre de la marine espagnole, Les Deux Sirènes, ou l'attend le capitaine Don Ramiro Sanchez, qui lui signifie fort abruptement que sa nouvelle affectation est Venise, et qu'il y sera conduit à bord de son navire. Il y sera soumis aux arrêts de rigueur en tant qu'officier de Marine.
Il a alors l'occasion de croiser Don Pedro sur le pont, sans que celui-ci ne laisse quoi que ce soit transparaître dans son regard. Il n'a pas le temps d'envoyer un massage à son père, la passerelle est remontée presque aussitôt. Il est logé avec les aspirants officiers dans une cabine commune fort exiguë.
Les trois semaines nécessaires à ralier Venise de transforment en neuf mois, avec des escales dans les Pouilles, à Brindisi, Palerme. Ils se rallient à une escadre espagnole pour aller ferrailler avec plusieurs bateaux barbaresques, probablement des corsaires du Grand Turc, et les arraisonnent sans trop de pertes. Don Ignacio peut alors faire la preuve de son habileté aux armes. Il apprend aussi que la rumeur qu circule sur son compte est qu'il est obligé de fuir Naples ou a dû se passer quelque chose de compromettant pur lui.
Puis ils livrent bataillent aux Uscoques, des grecs chrétiens de Croatie qui en veulent à leur cargaison, et finissent par arriver à Venise, le deuxième dimanche de l'avant, deux semaines avant Noël 1621.
Là il est immédiatement conduit à bord d'une gondole officielle à l'Ambassade d'Espagne, ou il prendra ses fonctions de garde. Il fait la connaissance du Capitaine en charge de la garde Espagnole à Venise, le Marquis Rodrigo Villalobo y ramirez, un homme d'une cinquantaine d'années, bedonnant et grisonnant, qui ne porte pas dans son coeur cette ville qu'il appelle la "putain du monde". Il lui dit qu'il sera affecté six heures par jour à la garde de l'Ambassade en tant qu'officier subalterne (lieutenant), ce qui comprendra également les sorties de l'ambassadeur. L'ambassadeur se nomme Don Alonso de la Cueva Benavides y Mendoza Carillo, MArquis de Belmar, Commandeur de l'Ordre de l'ALcantara, et fait Evêque par Grégoire XV lui-même.
Il rencontre ainsi un de ses pairs, Don Pablo Aguilar de San Fernando, qui lui propose gentiment de partager son petit appartement du quartier San Marco, en louant la seconde chambre pour quatre ducats par mois. Il est sis Rio de San Luca, non loin de l'église Saint Luc Evangéliste.

La ville, lui raconte ce dernier, est divisée en six Sestièri, six quartiers formant les six sixièmes de Venise. Des boîtes aux lettres en forme de lion sont percées dans les murs, et servent aux citoyens à dénnoncer leurs voisins. Les boîtes sont relevées deux fois par jour par la police secrete de Venise. Deplus, les Vénitiens ayant tellement peur du complot, qu'ils ont décrété qu'aucun diplomate ni agent du gouvernement n'avait le droit de parler en privé à tout étranger à la ville. En dehors des réunions, conseils et autres symposiums officiels, point de contact. Le doge actuel, Antonio Piruli, est dit-on un homme de soixante douze ans, courtois mais impitoyable.


23 décembre 1619

Le vingt trois décembre au soir, alors qu'il regagne son logis après quelques libations avec ses collègues de l'Ambassade, Don Ignacio a la sensation qu'il est suivi. Les brumes enveloppent les pas ouatés de quelqu'un qui essaye de se faire discret dans son dos. Il tente de confondre le suiveur mai en vain. Devant chez lui l'attend une femme très belle, très brune et portant un fin loup noir sur les yeux, accompagnée d'une semi douzaine d'épées. Tétanisé, le noble espagnol n'esquisse pas le monder geste face à cette créature irréelle qui connait jusqu'à son nom. Elle pose son doigt sur son front et lui dit "celui-là doit encore être testé". Puis elle disparaît dans le brumes au bout de la rue, sur les quais.
C'est le moment que choisit Don Ignacio pour se réveiller en sursaut. Un rêve seulement ? Une vision éthérée ?


24 décembre 1619, veille de Noël

L'Ambassadeur ayant l'intention d'aller ouïr la messe de minuit à l'église Santa Maria Carmini, Le capitaine charge Don Ignacio de prendre les hommes de garde, moins deux qui restent sur place, pour l'y accompagner. Toute la troupe embarque à bord de la gondole de l'Ambassade, et les rameurs l'éloignent du quai du Grand Canal pour lui faire prendre la direction de l'église. La nuit est parfaitement noire, et une certaine houle remue l'embarcation. Soudain, Don Ignacio aperçoit, tout feux éteints, une autre gondole suivant une route parallèle à la leur, et dont le fenestrou de la cabine couverte s'ouvre pour laisser apparaître le visage de la femme de la veille, qui lui sourit. Elle désigne quelque chose de l'autre cotée leur gondole, et quelle n'est pas la surprise de Don Ignacio d'apercevoir trois autres barques, pleines d'hommes vêtus de noir, s'élancer à toute vitesse vers eux, pour les éperonner de flanc. Le combat qui éclate soudain ne dure pas très longtemps. Les assaillants sont mis à mal, et mis à l'eau pour certains. La barque centrale, qui contenait un sorte d'engin démoniaque, explose dans un fracas retentissant. Mais plus de peur que de mal, il n'y a qu'une perte à déplorer du côté de la garde espagnole.

L'ambassadeur, qui reprend assez vite ses esprits, donne l'ordre de ne rien changer au plan initial. Il compte tout de même aller assister à l'office comme prévu, probablement pour ne pas montrer de signe de faiblesse. Il donne l'ordre à tout le monde de ne pas parler de l'évènement en dehors des murs de l'ambassade. La gondole fait un large détour et vient accoster derrière l'église. Les gardes trempés pour certains, prétextent une chute dans l'eau au débarquement, et assistent eux aussi, transis de froid, à la messe de minuit.

Sur le trajet retour Don Ignacio s'ouvre à sa Grâce l'Ambassadeur de sa vision de la veille. Don Alonso de la Cueva, curieux d'entendre les explications du jeune homme, lui donne rendez-vous le lendemain soir vers cinq heures afin qu'il lui raconte son aventure de la veille. Il lui commande expressément de ne rien dire de l'incident, afin de ne pas alerter ceux que cela ne regarde pas, et de ne pas montrer sa faiblesse à ses ennemis.







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