Résumés des parties
Les personnages
Les lieux
Les gens
Les choses
Les cartes
Chapitre 1
Un nouveau venu dans les canaux
Voir Naples et tuer
L'attentat du 24 décembre
Le bal de la Ca d'Oro
La maison de rendez-vous
Cauchemar dans les bras de Vénus
Repose en paix, Marcello
Le père Di Bardi mène l'enquête
La perdrix est mouillée jusqu'au cou
Le sauvetage de Flora
Les renseignements de...
Un souffleur de verre coriace
Le rendez-vous manqué
Pauvre père Cosimo
La réunion des comploteurs
Pauvre Spadetti
Le tecrutement des espagnols
Bal tragique à la Fenice
Visite chez M. Sino
L'enlèvement de l'appareil
Recherches et duel presque fatal


Chapitre 2
L'amant de Venise
Bienvenue, Benvenuto !
Une mère pas si supérieure
Le get apens de la chambre borgne
 
 
 
 
 
 
 

Chapitre premier
Un nouveau venu dans les canneaux

Cauchemar dans les bras de Vénus

2 et 3 janvier 1620

Deux jours se passent sans évènements particuliers.


4 janvier 1620


Avant l'aube, on vient frapper à la porte de Don Ignacio. Il s'agit de Miguel, le valet de Don Pablo, qui, affreusement gêné, vient demander son aide. Il a du mal à s'exprimer clairement, et se contente de brèves explications : Son maître est tombé sur quelques malandrins qui lui ont passé l'épée au travers du corps, au niveau de la mamelle gauche. Les deux hommes se précipitent à travers les rues encore ensommeillées de Venise, pour aboutir à une petite place sur laquelle est dressé un théâtre de planches et de cordes. Une femme contrefaite et encore dans ses habits de scène leur ouvre la porte, et les conduit à une petite chambre aménagée dans les loges des artistes. Là tout devient clair : Don Ignacio comprend immédiatement que Zerbina, la fort jolie jeune femme qui se tient près du mourant, n'est autre que la fameuse personne dont son colocataire est amoureux. Elle est pâle et lui tient la main, qu'elle retire alors que l'hidalgo fait son entrée. Le récit du blessé est édifiant :
Alors qu'il s'apprêtait à rentrer chez lui, une fois la représentation achevée, cinq hommes masqués et armés ont fait irruption autour de lui, et l'ont incontinent attaqué. Il en a bien achevé quatre, mais le cinquième était de trop, et lui a enfoncé sa lame dans le flanc. Le chef, qui n'avait pas pris part au combat s'est alors approché pour vérifier qu'il était bien mort. C'est alors qu'il s'est aperçu de la méprise. Il s'est mis à tancer vertement ses hommes en leur disant qu'ils n'avaient pas occis le bon espagnol, qu'il fallait faire vite, que leur véritable cible en savait trop, et se montrait trop insistant. C'était à n'en pas douter Don Ignacio qui était visé.
Un autre acteur, Marcello, déguisé en noble, aide alors l'espagnol à porter le blessé jusqu'à chez lui. Là, il part chercher un médecin, qui ne tarde pas à arriver. Un faquin de la pire espèce, probablement à moitié charlatan, qui répond au nom ridicule de Jaccopo Ambrosio Gallienani, et se dit grand maître de médecine, ayant soigné et guéri le grand Guistianini lui-même. Méfiant et inquiet, Don Ignacio se rend à l'ambassade, ou il prend sa garde, et se propose de faire également celle de Don Pablo, qu'il présente comme indisposé à cause de mauvais fruits de mer.
Epuisé par son double service, Don Ignacio renvient chez lui. L'état de Don Pablo ne s'est pas amélioré. Il est néanmoins toujours vivant, les saignées du charlatan n'ayant pas réussi à l'achever.


5 janvier 1620

Un pli attend Don Ignacio à l'ambassade :
"Le coq aurait-il fait fuir le renard ? Il semble que le plus blessé des deux n'est pas celui qu'on aurait cru. Si votre blessure nécessite des soins, sachez que Vénus y est aussi experte qu'Hippocrate. Une gondole passera vous prendre ce soir à minuit."
Saisi de remords, et pensant mettre en danger toutes les personnes proches de lui, il décide de s'en ouvrir à l'Ambassadeur. Une fois dans son bureau, il confesse avoir voulu détruire un mot laissé par un scribe dans une des bouches d'or, et s'être fait arrêter, malgré toutes les précautions prises pour être discret. Hum hum. Il relate aussi les mésaventures de Don Pablo et les conclusions qu'il en a tirées. L'Ambassadeur le tance pour son incorrigible capacité à se jeter à corps perdu dans les ennuis, et lui fait jurer de ne plus tenter de rentrer en contact avec cette femme qui semble cristalliser tous ses malheurs. Il reproche à l'hidalgo de ne pas avoir donné le change à l'inquisiteur en lui promettant de laisser trainer ses oreilles. Don Ignacio explique qu'il ne voulait pas capituler tout de suite, pour ne pas être catégorisé comme girouette infidèle aux yeux du protecteur de Venise. L'entretient se termine sur la volonté de l'ambassadeur de ne plus recevoir son interlocuteur dans ce bureau, car on l'y a trop vu. Il devra passer par Frère bénédictin Benedetto Castelli pour le rencontrer ou lui faire passer des messages.

A peine est-il sorti du bureau de son Excellence, que Frère Willelhm, un des secrétaires pourvu d'un fort accent germanique, lui annonce qu'une personne de marque vient d'arriver : il s'agit de Friedriech Von Markensheim, un courrier de l'Archiduc. L'ambassadeur attendant sa venue depuis fort longtemps, et ayant grand hâte de lire le pli que celui-ci lui apporte, le visiteur doit être introduit sans attendre. Il ressort du grand bureau peu de temps après, et Don Ignacio reçoit l'ordre de l'escorter jusqu'à une auberge huppée du sestieri San Marco. L'allemand est homme de peu de mots, et les efforts de l'espagnol pour entretenir un semblant de conversation sont vains.
Alors qu'il revient chez lui en fin de journée, il trouve devant sa porte un certain Roberto Giorgione, épicier de son état, qui apporte un panier empli de victuailles destiné au blessé. Celui-ci est gracieusement offert par les gardes de l'ambassade. Don Pablo, lui, va un petit peu mieux. En effet l'Ambassadeur l'a fait visiter par un vieux juif du ghetto, fort savant et fort docte. S'agirait-il de celui qui monte à la corde ? Mystère.

Don Ignacio négocie avec Don Esteban, lieutenant du troisième groupe de gardes de l’Ambassade, pour prendre sa deuxième garde, ayant une affaire de cœur à régler. Il attend la gondole, qui ne tarde pas à arriver. A l'intérieur se trouve sa belle, toujours masquée, qui referme les rideaux opaques sur lui. Ils baguenaudent, sans pour autant que le vigilance de l'espagnol se relâche. Il en profite pour observer les canaux de temps en temps en soulevant discrètement le rideau, et mémorise tant bien que mal le chemin emprunté.
Ils arrivent à une maison dont la porte donne dans le canal. Elle s'ouvre, et la gondole pénètre dans une grande pièce à moitié immergée. Ils quittent la gondole et grimpent au dernier étage. C'est une chambre fort jolie ou brûle sur une réchaud une boisson forte, musquée et totalement nouvelle pour l'espagnol : du "cavhé". La nuit se passe de fort plaisante manière, et après moults ébats, l'étalon réussit, en éteignant toutes les bougies, à faire ôter son masque à sa belle pour la dernière saillie. Puis vient le moment ou la douce torpeur post nuptiale vient s'emparer des deux amants.
Don Ignacio fait un rêve :
Il parcourt les couloirs d'un palais labyrinthique à la poursuite d'une femme, qui n'est autre que celle qui le hante depuis des jours. Il est un peu trop loin d'elle, il hâte le pas mais ne parvient pas à la rattraper. Elle tourne et vire dans les escaliers et les corridors, toujours à la limite de sa vue. Il croit la perdre, se dépêche, mais n’atteint jamais à sa hauteur. Elle est de plus en plus près, mais toujours au bout du couloir dans lequel il débouche.
Au moment où il parvient enfin à la rattraper, il est saisi d'un sentiment d'inquiétude. Elle se retourne brusquement. Elle est brune, porte un loup, et pose sa main sur son bras. Elle est terrorisée, et lui dit de fuir. Le Héros recule, et des hommes en noirs surgissent soudain autour d’elle. Le plus grand d'entre eux la saisit par le cou et la fait ployer sous son bras. Elle est contrainte de se soumettre à l'individu masqué. Dans un suprême effort de volonté, elle se redresse et murmure quelques mots. Son tourmenteur blêmit et recule, elle en profite pour s'enfuir, tout comme l'espagnol. Là tout est inversé, c'est elle qui cherche à le rattraper, lui qui court dans les coursives de ce gigantesque palais. Les hommes en noir sont toujours à leurs trousses. Puis ils arrivent dans une rue étrange, brumeuse, impersonnelle. Là, juste au moment ou elle parvient à rattraper Don Ignacio, celui-ci est entouré des cinq silhouettes en noir, qui dégainent leurs épées. Elles les brandissent et le transpercent. Mais ce n'est pas lui. C'est Don Pablo.
L'amant se réveille en sursaut. Après quelques autres ébats, il est temps pour lui de rentrer. Il demande à sa belle un moyen de la contacter. Elle lui fait remettre au petit jour une cage avec des pigeons. Il est reconduit à la gondole, et croise sur le chemin du retour le vicomte de la Ca d'Oro, avec lequel il s'est battu en duel. Ne voulant pas créer d'esclandre, il reste bien sagement au fond de sa gondole, et se fait déposer non loin de chez lui.
En chemin dans le Cannaregio, il tombe par hasard sur toute une troupe en émoi sur le parvis d'un couvent. Il y a même l'inquisiteur, qui prend des dépositions des feuilles de parchemin à la main. Il semble assez surpris de croiser Don Ignacio, mais condescend à lui expliquer que cinq hommes en noir, armés, sont entrés un peu avant l'aube dans le couvent de l’ordre de Sainte Marie-des-Servants (ordre des Servites de Marie) pour y enlever une femme, noble sans doute. Non mais dans quel monde vit-on ? L'heureux amant, sa cage sous le bras, propose son aide au petit inquisiteur, qui la refuse avec un tantinet de condescendance. Puis il rentre chez lui, prendre une heure ou deux de repos avant son service.

Sebastian el diabolo

Sainte Marie-des-Servants









Conception et réalisation Moi-même : www.monniot.net. Toutes les illustrations © Moi-même aussi | Contact
Les amis de Somnia Fingere : Eotorm | Saut de puces | Aide DD | pathfinder - fr | Dessine-moi du rien

"d20 System" and the "d20 System" logo are trademarks of Wizards of the Coast, Inc., a subsidiary of Hasbro, Inc., and are used according to the terms of the d20 System License version 6.0. A copy of this License can be found at www.wizards.com/d20. Requires the use of the Dungeons & Dragons®, Third Edition Core Books, published by Wizards of the Coast, Inc. Version française par SpellBook/Asmodée.