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Chapitre premier
Un nouveau venu dans les canneaux
Le sauvetage de Flora |
Les deux hommes se présentent au couvent ou ils ont, malgré leur sésame, toutes les peines à entrer. De prime abord la mère supérieure semble être de bonne foi et répond de bonne grâce aux questions des deux hommes. Puis son discours se fait plus nébuleux, et elle prétend qu’aucune des sœurs n’a reçu de visites en trois ans, et que Isabella a disparu tout soudain, sans explication. Elle cache des choses et c’est ce qu’essaye de démasquer le père Di Bardi en filant droit à son bureau pour inspecter les registres des visites. Étant resté avec la none devant la cellule des jumelles, l’espagnol est victime d’un léger malaise, comme un voile devant ses yeux. Le temps qu’il reprenne ses esprit et rejoigne tout le monde en haut des escaliers, il trouve les protagonistes dans une situation des plus tendues : au milieu d’une horde de nones hystériques, Di Bardi accuse la mère supérieure de mentir sur les visites reçues par les jumelles et sur la disparition mystérieuse d’Isabella. La none, indignée, somme ses visiteurs de partir et tente aussi de récupérer le registre des visites que le père tient dans ses mains et dont il a eu le temps de feuilleter quelques pages. Finalement le père assène qu’il en a assez lu, et rends le livre. Mais c’est l’embouteillage dans les escaliers, et Don Ignacio renverse accidentellement le carton des affaires des jumelles dont mes effets dévalent les marches. En remettant tout dedans, il tombe sur un portrait des deux filles. Une des deux est bien Elle. Il l’emporte discrètement.
Les deux comparses s’en vont faire leur rapport au secrétaire. En effet Di Bardi a eu le temps de voir sur le registre qu’elles ont tout deux eu des visites. La disparue en a eu des tas, à intervalles réguliers, et l’autre en a eu une, trois jours avant son enlèvement. Toutes étaient de visiteurs « inconnus ». Le Secrétaire n’est d’aucun secours, il entre même dans une colère noire lorsque arrive entre ses mains une lettre de la mère supérieure incendiant les enquêteurs. Il les met dehors avec pertes et fracas.
A la sortie de l’Épiscopat, ils tombent sur le borgne, qui pour 5 ducats leur apprend qu’un ancien prétendant a rendez-vous avec les ravisseurs dans une ruelle sombre au pied de l’arsenal. Ils s’y rendent un peu en avance, une heure après complies. Là ils tombent dans un guet apens et se frottent à une bande de spadassins dirigés par une fine lame, qui, malgré les gesticulations du père Di Bardi, et les doubles parades de Don Ignacio, finit par coucher au sol l’escrimeur espagnol. Il est sauvé par le portrait de sa belle qu’il avait caché contre son cœur. Miracle !
L’hidalgo n’est pas encore mort, se relève et tout deux parviennent à suivre en gondole les reitres, qui les conduisent dans la nuit en dehors de la ville, jusqu’à un navire ponté de faible tonnage, qui pourrait être un petit sloop ou goélette. Le nom du navire est masqué d’un drap noir. Les hommes de la chaloupe montent à bord, et celle-ci est hissée à l’arrière. Don Ignacio se met à l’eau, et nage jusqu’au navire. Il se hisse sous le château arrière pour tenter d’en voir le nom, mais en vain. Il parvient juste à entendre un dialogue entre le spadassin et une voix qu’il connaît mais sur laquelle n’arrive pas à mettre de visage :
- Alors ? C’est fait ?
- Oui, Monseigneur.
- Bien. La sorcière s'est donc trompé. L’homme de la destinée ne se dressera plus contre moi. La voix est libre, plus personne ne peut se dresser contre moi. Je n’ai plus besoin de la sorcière. Vous pouvez vous débarrasser de sa sœur. Il nous reste beaucoup de cercles à franchir de voir Il Diavolo régner sur Venise.
Avant que le navire ne lève l’ancre, le prêtre, resté dans la barque avec le gondolier médusé par toutes ces aventures, a le temps d’observer que la figure de proue a la forme d’une gargouille.
Dans le cas ou le navire revienne à Venise par une autre voie maritime, les trois hommes tentent de patrouiller autour de Dorsoduro, aux endroits ou « La Gargouille » pourrait passer. Ils ne la trouvent pas, mais un nouveau miracle se produit : ils aperçoivent une barque non loin, dont les occupants jettent un gros sac par dessus bord, accompagné d’un poids lourd qui lui est attaché. Ils plongent dans les eaux noires et parviennent à sauver le contenu du sac : Flora, la sœur de la Belle de Don Ignacio. Ils la ramènent au couvent des Jésuites, ou ils la frictionnent, se frictionnent eux-mêmes et revêtent des habits secs.
15 janvier 1620
Le lendemain, Di Bardi va s’assurer que le gondolier ne répète rien à personne de l’aventure de la veille au soir. Il va même jusqu’à le raccompagner chez lui. Don Ignacio, lui, va se faire soigner et recoudre ses blessures chez Yéhouda Ben Yacoub, le juif qu’il a vu pendre au bout de la corde qui le remontait dans le ghetto. Il va même jusqu’à lui parler de la nuit de la maison de rendez-vous et du livre d’Enoch. Celui-ci, en échange de ses soins, lui demande à son tour, lorsque l’occasion se présentera, de sauver une vie juive. Le blessé accepte de bon cœur.
Au retour ils interrogent Flora, et la rassurent sur son sort.
Elle ne se souvient quasiment de rien, les hommes armés ont arraché la porte de sa chambre et lui ont bandé les yeux. Elle a fait plusieurs trajets en gondole pour ensuite atterrir dans une bâtisse ou il n’y avait pas grand monde, comme un ancien cloître. Elle pense être restée à Venise.
Elle révèle de son enfance qu’elle est née en Grèce, à Kios. Leur père, Bras-De-Fer les laissait très libre, et sa sœur Isabella était toujours la plus triste, la plus discrète, la plus solitaire. Elle a commencé assez rapidement à développer des capacités étranges. Des bruits commençaient à se répandre qu’elles étaient sorcières, et sans doute une des raisons qui a poussé Pietro à les enfermer au couvent à la mort de leur père.
Les visites qu’elles ont reçues étaient celles d’un seul et même homme, masqué, qui ne cessait de poser des questions à la sa sœur, qui est capable de voir des choses, par l’entremises de visions mystérieuses.
Pressée par l’homme, Isabella a avoué à sa sœur quelques jours avant sa disparition qu’elle allait s’enfuir, en tentant quelque chose qu’elle n’a jamais fait. Elle pense qu’elle est toujours libre et en fuite, et qu’elle-même a été enlevée pour servir d’appât afin que sa sœur vienne se jeter dans la gueule du loup et rejoindre l’homme masqué.
Don Ignacio pense que l’homme a dû comprendre par les visions de la sorcière qu’un homme allait se dresser devant lui pour contrecarrer ses plans. Il avait donc besoin d’Isabella pour en savoir plus sur lui et l’éliminer. Il pense également être cette homme-là. Il supplie le prêtre de ne révéler à personne, et surtout pas à ses confrères de l’Inquisition, que Isabella, à l’inverse de sa sœur, est une sorcière.
Puis, alors qu’il parvient à s’entretenir avec Flora en tête à tête, il lui dit qu’il est amoureux de sa sœur jumelle. Et que c’est la raison pour laquelle il s’est mis en tête de les sauver toutes les deux. Il lui fait part également de ses craintes vis-à-vis de l’inquisition. Elle lui demande ce qui se passera par la suite si il parvient à trouver sa sœur et que les soldats de dieux sont au courant de tout. Il dit qu’il n’en sait rien.
A faire
- Presbytères, cloitres et couvents abandonnés.
- Le borgne à interroger
- Le confesseur à interroger
- La mère supérieure à aller voir avec fermeté
- La gargouille à identifier
Questions à Flora :
- Quid de Marcello ?
- Conversation entre les deux ?
- Comment ont-ils pu faire savoir à Isabella qu’ils avaient sa sœur ? |
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