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Chapitre premier
Un nouveau venu dans les canneaux
Bal tragique à la Fenice |
Semaine du samedi 8 au samedi 15 février
L'esprit exceptionnel du jeune jésuite lui permet de décréter qu'il peut retrouver un des autres panoptiques en remontant le cours des lentilles et en triangulant sa position par rapport aux calculs de Minos. L'espagnol n'y comprend rien et décide de se fier entièrement à lui. Ce dernier l'envoie régulièrement aux quatre coins de la ville pour effectuer des relevés. Soucieux de ne pas décevoir l'inquisiteur, il décide de s'adjoindre les services du plus patient des spadassins espagnols pour l'aider dans cette tâche.
En cette première semaine de recherche, Di Bardi est complètement perdu, c'est un coup d'épée dans l'eau.
Parmi les autres nouvelles :
- Le théâtre macabre de Marcello est en train d'être démonté
- Un anglais est à la recherche de Don Ignacio. Probablement un souvenir de Naples. C'est le fils de sa logeuse qui le lui apprend.
- Don Ignacio a un nouvel ami, un des anciens agents de Brozzi. Celui-ci le renseigne sur d'éventuels crimes à caractère diabolique commis dans la ville, tout comme ceux commis en rapport avec la Divine Comédie.
- C'est le capitaine Vindicati qui remplace Brozzi, un homme sévère et implacable.
Semaine du samedi 16 au samedi 21 février
Ca va mieux pour Di Bardi, ses recherches avancent en petit peu. Le 19 février à 16 heures commence le Carnaval. Don Ignacio se fait rosser par la populace car il ne porte pas de masque. C'est du grand n'importe quoi dans la ville tout est sans dessus dessous. Tout est permis, on peut même se moquer du Doge, et c'est assez dangereux.
Parmi les autres nouvelles :
- Don Ignacio va visiter le sénateur pour avoir de ses nouvelles. Celui-ci, amaigri et solitaire, ayant renvoyé tout son personnel, lui dit avoir parlé de la conspiration au conseil des doges, et qu'aucune mesure ne sera prise avant la fin du Carnaval. Après quoi la politique sera durcie envers tous les ressortissants étrangers sans exception.
- Une troupe de jésuites aurait été aperçue en train de cambrioler une maison, et emporter un drôle d'objet sous un drap.
Semaine du samedi 22 au samedi 29 février
Les recherches avancent, il ne se passe rien de notable.
Semaine du samedi 1er au samedi 8 mars
Les recherches avancent bien. Le 4 mars le Carnaval cesse d'un seul coup, et toute la ville se voit plongée dans l'excès inverse, c'est à dire un espèce de délire religieux poussé à l'extrême, qui se manifeste à grand coups de processions religieuses et de pénitences en tout genre.
En parallèle de tout ceci, le 6 mars, Don Ignacio, commettant l'imprudence de revenir chez lui, se retrouve confronté à l'anglais. C'est le frère de Hawkooner, le pauvre hère de Naples. Don Ignacio se fait rosser proprement et simplement par le redoutable escrimeur (école Robertson, bon à savoir...) de la perfide Albion, et ne doit sa vie sauve qu'à l'intervention de son aimée, Isabella, depuis sa mystérieuse prison et sa nébuleuse d'ombres. Apparaissant aux seuls yeux éperdus de l'espagnol, tirant d'un seul coup les fils de la destinée dans un éclat de sang sur son visage, elle fait intervenir les gardes pour distraire le brillant bretteur une fraction de seconde, suffisante pour permettre à l'homme de la destinée de se soustraire à une mort certaine.
Dans la foulée, l'espagnol se retrouve en prison à San Marco, deux jours pleins dans un cul de basse fosse indescriptible de puanteur. C'est un caïd local qui fait la loi ici-bas, et il n'est pas question de lui tenir tête. Mais lorsque Di Bardi parvient, en graissant suffisamment de pattes, à pénétrer dans l'antre immonde, il est obligé de rosser le fameux caïd - ainsi que deux de ses sbires - suite à un quiproquo concernant un pâté, fort bon au demeurant. Grâce au jésuite, Don Ignacio passe de la fosse commune à une cellule individuelle, et échappe de peu à un procès embarrassant. Il n'ose imaginer combien de ducats l'homme de dieu a dû débourser pour aboutir à ce petit miracle, sans lequel le blessé aurait sans doute été condamné à l'exil, position incompatible avec la poursuite de l'enquête.
Le revers de la médaille est que l'ancien prisonnier se voit un peu dans l'obligation de raconter son aventure de Naples à Di Bardi, et surtout le travail effectué pour le grand inquisiteur Fra Emilio Boccanegra. Ce qui ne lasse pas de le surprendre quelque peu, pensant être la première personne de l'inquisition pour laquelle il travaille.
Semaine du samedi 9 au samedi 15 mars
Les recherches avancent bien, le père jésuite y est presque.
Semaine du samedi 16 au samedi 23 mars
Les recherches aboutissent. Le jésuite est persuadé de tenir l'endroit ou se trouve le second panoptique. Lorsque, déguisés, les deux enquêteurs passent devant pour vérifier l'exactitude du raisonnement, ils se rendent comptent que l'endroit est en fait tout un pâté de maison, occupé par un entrepôt étroitement surveillé ainsi que par une autre bâtisse, plus haute, devant sans doute abriter l'appareil sur le toit. Deux hommes jouant aux cartes devant la porte principale, observent la rue et les allées venues de tous les passants.
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