Les personnages
La Noire Mémoire de la Fleur
L'Occident Mystérieux
Les règles : le GLOMS
   
Chapitre premier
Frère Jucamiel de Blanche Fleur
Les chats gris du Pavillon...
À bord du Lune Larme
Le grand épanchement
La théorie du tatou
La Nuit de la Mélancole
 
Chapitre second
La Traversée du Désert
Les Doigts Brûlés
Le retour de maître Fanous
Lectures nocturnes et colère...
Sanglantes séparations
   
Chapitre troisième
Miracle !
Départ
Les mirages de l'Archipel...
Oh hisse !
Adieu Shibustil
Vers le pays des Garde-Vrai
Le refuge de la Côte des Pluies
   
Chapitre quatrième
Salutations, Frère Altusar
   
Annexes
Index des noms
Les Huit Rêves d'Urbis
Urbis et l'Empire Kambaole
Les Éternels
La Mélancole du marin
La Pentapole
La lettre d'AL Shazar
Le rêve d'Onash
Koja Acem
La Chanson d'Ashem
   


Accréditations :
Laurent, Mathieu, Fred, Pierre, Jisset

Annexes

Urbis et l'Empire Kambaole

Les Kambaoles sont originaires du premier rêve d’Urbis. Ils sont apparentés aux Sokasé, dont ils ont pris la place, descendent des Orishans, alliés turbulents qui tentèrent d’envahir Urbis et échouèrent comme tous les autres malgré leurs éléphants de guerre et leurs guerriers de bronze. Les Kambaoles sont à la tête d’un Empire qui règne sur de nombreux peuples. Ils peuplent l’oasis et les quarante-neuf quartiers urbins qui se trouvent juste de l’autre côté de la porte. Comme les autres peuples constituant la mosaïque urbine, ils ont contribué à l’architecture en y apportant entre autres les toits coniques désaxés et les tourelles en torsade.

Très attentifs aux rêves, dont le contenu est très important pour la journée du lendemain, ils ne sortent pas la nuit et dorlotent leurs songes avec de l’encens. Réveiller un Kambaole de nuit est une insulte grave et un sacrilège. Ils croient en effet à des esprits ancestraux qui sont leurs morts, en villégiature dans les rêves de leurs descendants en attendant, et peuvent aussi les aider que les tourmenter. « La nuit engendre le jour », disent-ils.Ces croyances sont mal vues ailleurs qu’à Urbis, car elles évoquent dangereusement celles des Cyans et les hérésies qui en sont nés dans l’onirosophie de l’Occident mystérieux. Les Kambaoles croient de plus que les plus anciens de leurs ancêtres rêvent le monde par petits bouts. Les plus grands seraient ceux qui habitent dans la bosse des vaches… Drôles de Dragons !

Nombre d’animaux étonnants vivent dans l’Empire kambaol : notamment les éléphants, girafes et zyglutes, tous utilisés dans les armées. Les zyglutes et le rituel kambaol lié ont donné le poqozoul, le polo sur zyglute, qui remporte un immense succès populaire à Urbis.

Les peuples de ce rêve sont tous très noirs de peau, grands et minces, voire dégingandés. Ils sont de mœurs honnêtes, à quelques détails exotiques près, réputés pour leur calme et leur courtoisie. Certains les accusent de ne pas être francs, et même d’habiles calculateurs taciturnes. Les Sokasé, à l’orient, sont gouvernés par une reine volante dont on ne sait pratiquement rien, mais qu’il faut peut-être mettre en rapport avec les légendaires cités dans le ciel décrites par les carnets de voyage anciens. Les Orishans ne tiennent plus que quelques cités menacées par le désert tempétueux de Monomotapa, tandis que les Kambaoles, seigneurs des oasis et des vallées jumelles de Bilma et Mbamba, révèrent un Empereur Vert qui ne se nourrit jamais et se trouve à la tête d’une importance administration d’aghas, de bayaghas et d’ishas (appelés globalement sultans par les étrangers), reconnaissable aux disques de cuivre ornés qu’ils portent à leurs robes, et qu’ils jettent à terre pour ponctuer leurs phrases avec fracas.

Les plus hauts dignitaires ont toujours avec eux une boîte en or ciselée, mais personne n’a jamais su dire ce qu’il y avait dedans. Il semble qu’un Esprit-guide y soit enfermé.
Malgré l’important commerce (un blé très blanc, leur fameux ivoire, le cuir de crocodile, les zyglutes, les teintures et les tissus chamarrés…) avec le rêve des Kambaoles, leurs poésies cuivrées, leurs textes sacrés qui chantent toute la mémoire des oasis, malgré la valeur et l’habileté de leurs guerriers, on les considère comme des barbares tout juste apaisés.

Il existe néanmoins, au-delà des relations commerciales et matrimoniales, un certain nombre de traits culturels que les Urbins ont adopté des Kambaoles et des Orishan : on sait que les gongs de quartier, vieilleries dont les enchantements pourrissaient, ont été presque tous remplacés par des trompes faites dans des défenses, que les architectes cossus raffolent du cou des petites girafes noires de Kambaol qui broutent les choux-palmes sur les rives des fleuves, et que le bon lait mousseux des vaches bossues, agrémenté de menthe mauve ou d’autres épices, concurrence sérieusement le jus de réglisse.

Le fructueux rêve d’Orishan est le seul des six qui semble ne pas avoir changé après la Prophétie Rompue (la disparition de Jaswer, suivie d’un bouleversement des six rêves externes), sinon suivant les incidences habituelles de l’Histoire onirologique. On soupçonne cependant ce rêve d’avoir été mélangé, ou d’être en contact avec un autre : les Kambaoles se sont mis à vendre sur les marchés d’Urbis des esclaves trapus et blonds, enlevés à la cité de Grand’Pierre, et souvent excellents maçons et charpentiers. Nul n’avait entendu parler de cette cité du temps des Archiarchitectes.












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