Les personnages
La Noire Mémoire de la Fleur
L'Occident Mystérieux
Les règles : le GLOMS
   
Chapitre premier
Frère Jucamiel de Blanche Fleur
Les chats gris du Pavillon...
À bord du Lune Larme
Le grand épanchement
La théorie du tatou
La Nuit de la Mélancole
 
Chapitre second
La Traversée du Désert
Les Doigts Brûlés
Le retour de maître Fanous
Lectures nocturnes et colère...
Sanglantes séparations
   
Chapitre troisième
Miracle !
Départ
Les mirages de l'Archipel...
Oh hisse !
Adieu Shibustil
Vers le pays des Garde-Vrai
Le refuge de la Côte des Pluies
   
Chapitre quatrième
Salutations, Frère Altusar
   
Annexes
Index des noms
Les Huit Rêves d'Urbis
Urbis et l'Empire Kambaole
Les Éternels
La Mélancole du marin
La Pentapole
La lettre d'AL Shazar
Le rêve d'Onash
Koja Acem
La Chanson d'Ashem
   


Accréditations :
Laurent, Mathieu, Fred, Pierre, Jisset

Chapitre premier
Introduction

Le grand épanchement

Puis des guerriers entrent en scène pour se lancer dans une voltigeante danse du sabre. Pendant ce temps, le prince, toujours curieux de ce qui se passe autour de lui, demande à un des nobles Origash autour de lui quel est le nom du fameux chef des Enfants de l'Œil Qui Voit. Il apprend qu'il s'agit de Kaï, nom inconnu pour le kambaole, qui a envoyé depuis Urbicande des émissaires pour venir prendre possession de ses cadeaux. Ils doivent se retrouver ici même dans ce petit oasis, puis faire route tous ensemble vers la ville des navires à rouel.

Après les guerriers, c'est autour des femmes de se livrer à une danse fort différente de la précédente. Mais le prince est obligé d'écourter son repas, car il a trop mal à la vessie. Après avoir bu force thé et tenté à plusieurs reprises d'évacuer son trop plein, il regagne le navire accompagné de Shéna et d'un guerrier Ashani pour escorte. Le petit Yalmoussa les suit en lui faisant de drôles de chatouilles dans le cou.

Souffrant le martyre, le prince boit tout ce qu'il peut des tisanes du médecin, et s'allonge pour tenter de trouver une position confortable. Frère Onash revient du repas lui aussi et apaise aussitôt ses douleurs en lui appliquant par petites touches ses doigts sur la poitrine. Des souvenirs d'enfance, des odeurs d'herbe et de crocus, ressurgissent au contact des doigts magiques du chevalier et de son acuponcture miracle.

Pendant ce temps, l'intrépide Yalmoussa tente de débarrasser le pont de son hôte indésirable, la girafe du Haut-Rêve, qui a élu on ne sait comment domicile sur le navire. Elle s'attaque pour lors aux ponpons de la tente qui trône contre le grand mât, sous le regard résigné des nomades. Ces derniers ne sont pas d'accord avec les intentions du jeune secrétaire, et lui disputent le mors par lequel il est d'usage de mener la bête. Puis, en homme d'une intense créativité, il part à la recherche dune poule pour effrayer le grand animal. Mais c'est sans compter le retour de Nazir et Jopu, qui l'empêchent de mettre son projet à exécution en le raisonnant du mieux qu'ils peuvent. Il finit par se désintéresser de l'affaire, pour faire semblant de fumer contre le bastingage en ricanant, observé du coin de l'oeil par les Ashanis. Parmi eux, seul le dénommé Shonuji semble apprécier ses facéties.

Shéna, elle, retourne à la tente pour avoir une conversation avec le gourmand Jucamiel, qui lui est resté à table, bien décidé à ne rien laisser. Ils sortent deviser hors de la tente, mais le frère confirme à la jeune femme qu'il lui est impossible de parler seul à seul avec le prince, à cause « de certaines fleurs qu'il a lui même fait pousser entre ses mains ». Lorsque la diplomate rapporte ces paroles au jeune prince, il est bien le seul à comprendre la fine allusion. Mais agacé par tous ces gens qui ne veulent pas accéder à ses désirs les plus simples, il demande à la jeune fille d'aller l'avertir sur le champ le frère que s'il ne trouve pas le moyen de le voir seul à seul avant le départ du navire, il ne bougera pas d'ici, et fera même demi-tour pour regagner sur le champ l'Oasis d'Émeraude. Pour preuve de ce qu'il avance, il remet à la jeune femme une lettre à l'attention de celui qui l'a invité à la Blanche Terre du Lac Qui Sait, qui en dit long sur ses intentions. Charge à elle de l'agiter en guise de menace voilée.

La nuit tombe sur l'Oasis, et l'apaisement du prince par le chevalier Onash semble prendre fin en même temps que son sommeil peuplé de rêves étranges. Il se remet en effet à délirer de pus belle, et il se rend compte à son réveil, sous le regard médusé de maître Loufend et de Shéna, que sa peau noire prend à la lumière de la lampe une teinte manifestement bleue. Il fait promettre aux deux personnes présentes le secret sur cette fâcheuse malédiction. Il se voile et se gante aussitôt, mais l'agitation certaine que tout cela ne manque pas de produire attire les chevaliers à son chevet. Le médecin, devant la douleur croissante dont est victime son patient, parle d'opérer en effectuant une incision à mi chemin entre le nombril et le membre viril, afin de percer la vessie et faire sortir le liquide fautif. Le prince demande si c'est la seule solution, et au bout du compte accepte le traitement à condition de pouvoir rester seul quelques instants pour se préparer mentalement à l'opération.

Shéna, oyant ce terrible diagnostic, court chercher Yalmoussa pour avoir une seconde opinion. Mais celui-ci se fait désirer, en arguant que c'était peut-être un peu trop tard pour cela, puis qu'on l'a déjà prié de ne pas se mêler des affaires qui ne le concernent pas. Mais la jeune femme insiste, le jeune homme cède et pénètre sous la tente, ou repose le prince profondément endormi. Le médecin et les chevaliers également présents se braquent aussitôt en demandant à la jeune femme si c'est une plaisanterie, et la raison pour laquelle elle a jugé bon de désavouer le médecin de bord en faisant appel à un jeune secrétaire probablement incompétent. Elle répond qu'étant au service d'Al Shazar et ayant la responsabilité du prince, elle prend la responsabilité de demander les services du jeune Yalmoussa. Mais les chevaliers ne l'entendent pas de cette oreille, et pressent le prétendu médecin de questions sur ses techniques, ses méthodes, et ses études. Ses réponses sont on ne peu plus vagues, si bien qu'on pourrait les croire tout spécialement destinées à irriter ses interlocuteurs. Il parle de massages et autres effluves, et les chevaliers refusent tout net arguant un possible empoisonnement par vois respiratoires. La situation empire de minute en minute, le ton monte, et il semble impossible de trouver un accord. Finalement le médecin de bord avance que si seuls les massages sont pratiqués, et de plus devant témoins, cela ne pourra pas faire grand mal au sujet.

Ainsi est-il décidé et sous la lumière fuyante de la lampe tenue par Shéna, le secrétaire de maître Nazir commence ses fameux attouchements au niveau du bas ventre du prince. Celui-ci n'a rien entendu de cette scène, dormant toujours comme un bébé malgré sa vessie gonflée comme une baudruche. Cela ne semble pas marcher très bien, et le praticien risque un regard lourd d'angoisse sur l'assistance, dont la plus grande partie le toise avec mépris. Puis il semble se concentrer de plus belle, et soudain le patient se redresse dans son sommeil en poussant un cri, puis retombe aussitôt en arrière alors que de son membre viril explose un geyser d'urine que le masseur ne parvient pas à maîtriser, et qui arrose l'assistance médusée. Lorsque le jet est finalement canalisé dans la bassine prévue à cet effet, et que le le prince, toujours endormi malgré les litres dont il vient de se débarrasser, a fini son épanchement, le jeune homme regagne le pont sans écouter les remerciements de Shéna qui le poursuivent jusque sous la lune.

24 Serpent

Le lendemain, le prince va bien mieux. Il reçoit frère Jucamiel et le médecin dans sa cabine, pour le féliciter de son excellente pratique. Mais celui-ci lui apprend que ce n'est pas lui mais le jeune Yalmoussa, fort grossier au demeurant, qui lui a non seulement soulagé la vessie, mais aussi évité l'affliction d'une disgracieuse cicatrice. Il fait aussitôt mander le masseur émérite et lui demande si, malgré les débordements de la veille, il connaît sa place ainsi que celle de ses supérieurs, et se pense dorénavant capable de bien se comporter. Devant la réponse positive de son sauveur, il lui dit vouloir le prendre à son service en tant que médecin personnel. Le secrétaire ne sait pas trop quoi répondre, et avance que c'est à son maître qu'il faut demander ça. Le prince Amadjé réalise alors son erreur, et promet qu'il parlera à maître Nazir. Il demande ensuite à Yalmoussa d'aller immédiatement chercher Jopu, avec qui il a également à faire.

Je jeune homme à peine parti, il profite du si rare moment ou frère Onash n'est pas là pour proposer à Jucamiel de bien vouloir se donner la peine de le suivre jusqu'à la malle magique à pâtisserie afin de goûter un loukoum enchanteur de la Larme des Dragons. Lorsque celui-ci refuse, prétextant qu'il est ipoli de laisser seul les autres membres de l'assistance, il s'emporte quelque peu et fait part au chevalier de Blanche Fleur - devant Shéna et le médecin - de sa décision d'annuler sa visite si d'aventure il ne pouvait lui parler seul à seul. Shéna n'est pas contente, elle lui dit que c'était à elle de s'occuper de ça. Mais le jeune prince s'en moque, agacé que tout n'aille pas dans la direction qu'il veuille et à la vitesse souhaitée.

Sans doute vexé, le chevalier se retire au moment ou Jopu arrive. Le prince lui demande de lui rendre un grand service. Il a en effet eut cette nuit un rêve fort précis ou tout deux étaient prisonniers d'une grande vessie, pris dans un tourbillon liquide qui les entraînait vers un tout petit orifice par lequel ils ne pouvaient passer. De l'autre côté de la paroi de trouvait un homme barbu qui était leur ennemi, et qui les observait d'un air goguenard. Il demande alors à Jopu de le conduire sur le champ devant un homme barbu, quelque part dans l'oasis. Jopu s'étonne, et lui dit qu'il n'est pas nécessaire d'aller aussi loin puisque maître Nazir est lui-même barbu, et qu'il pourra peut-être faire l'affaire. Le prince acquiesce, affirme que c'est parfait, et Jopu part à la recherche de Nazir.

Lorsqu'il revient, Amadjé lui remet une série de dialogue à réciter. Ils se mettent alors à jouer une pièce devant la diplomate, le marchand et le médecin, tous trois complètements médusés, recréant les derniers instants du rêve liquide du prince. Puis à la fin ce dernier va se planter devant l'infortuné barbu et se met à le traiter de tous les noms, le tançant comme du poisson pourri, les paroles pleines de fiel et de haine. Les deux chevaliers et le capitaine accourent, alertés par les cris du prince.

Enfin, visiblement soulagé, il s'excuse auprès de tout le monde, et offre des pâtisseries pour faire passer son accès de folie passagère. C'est alors qu'il offre à Nazir de racheter son secrétaire en échange des deux chamules dont il a besoin pour terminer ses affaires. Gêné, celui-ci accepte et s'entretient alors avec le capitaine et les chevaliers de la meilleure route à tenir pour régler au plus vite ses besognes, afin de livrer au prince au plus vite son nouveau secrétaire/médecin.

Une fois les détails réglés, le prince reste seul dans sa cabine à lire un magnifique récit de voyage d'un mercenaire urbin, lorsque ce bon Jucamiel vient le retrouver. Il a alors avec lui le long entretien privé (apparemment pas si privé que ça) qu'il souhaitait depuis le début du voyage.












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