 |
|
|
 |
Journal d'un exilé
Chapitre 2 - La Guérison de Mastakos |
Pour apaiser les esprits autant que pour célébrer la victoire, J’enjoint mes frères à prier Orlanth pour nous avoir insufflé le courage de nous battre, ainsi que Humakt pour nous avoir donné la victoire et permis de vivre pour nous battre un jour de plus. Puis j’entonne un chant retraçant nos récents exploits :
Par une nuit de lune pleine,
Capitaine Saï vint nous trouver.
Son visage était long et blême,
Une ferme s’est fait attaquer
Après deux jours de marche folle,
Les sangliers nous ont trouvé.
Ils n’ont pas dû trouver très drôle
Que l’un des leurs y soit resté.
Des cendres et des lentes fumeroles
Sortit une enfant apeurée,
Que Morokanth et demi-trolls
Cherchaient comme des forcenés.
Les quinze Sartars, libres et vivants,
Il fallait s’en débarrasser.
Le capitaine, très clairvoyant,
Les envoya dans les marais.
Mais Orlanth leur puissant seigneur,
Les arma d’or et d’adamant,
Pour protéger la fille en pleurs,
Et repousser les Morokanth !
Mais les ennuis ne s’arrêtent jamais là où il faudrait. Les uns après les autres, les hommes se mettent à tomber malade. Vomissement, fièvre, extrême pâleur. Nous n’avons pas le temps de nous occuper d’eux, car un nouveau danger se manifeste en dehors du temple : après les Morokanth, c’est au tour des Broos de nous assiéger. Ils sont aussi nombreux que nous et utilisent de la magie. Ils disposent d’archers, de lanciers, et n’hésitent pas à s’en servir. Leur chef, une immense créature à tête de bison, n’a étrangement pas l’air de faire attention à nous.
Nous repoussons l’assaut tant bien que mal, lorsqu’une vive lumière jaillit dans le temple derrière nous. Lorsque je me retourne, une statue est apparue, ainsi qu’un passage qui n’existait pas avant. Magie du Chaos que tout ceci ! Tandis que je me défais d’un des Broos qui en sortent, les autres saisissent la fille et l’emportent dans le passage. Dehors les assaillants sonnent la retraite et disparaissent dans la nuit.
C’est à ce moment-là qu’un nouveau protagoniste fait son apparition. Il s’agit d’Elwing, l’Elfe que nous avons aperçu à Rausgarth. Il affirme avoir distrait le chef avec son arc, et que les armes et armures dont nous nous sommes parés appartiennent aux Broos, et que ce sont elles, en partie, qui sont responsables de la maladie des hommes. A ce stade tout le monde est touché, à part Agathon, Elwing et moi. Par ailleurs, et c’est compréhensible, l’Elfe est passablement furieux que les créatures à tête d’animaux soient parties avec son cheval.
Très rapidement la décision est prise de partir à la recherche de la fille, Elwing, Agathon et moi. Le passage mène à une grotte souterraine barrée par une rivière en contrebas. Le seul moyen de la traverser est un pont de singe à trois cordes. De l’autre côté un Broo monte la garde. Tandis que mes camarades tentent de passer, j’abats le garde d’une seule flèche. Mais la créature a tout de même eu le temps de couper une des cordes. Agathon et Elwing tombent dans l’eau en contrebas. Le courant est fort mais ils tiennent bon, accrochés à la paroi. Mais d’autres broos arrivent et la situation tourne à leur avantage. Je suis obligé de sauter à mon tour dans l’eau froide. Au loin dans les ténèbres, en direction du courant, nous apercevons une vive lueur. Ne pouvant plus tenir, et subissant une pluie de flèches au-dessus de nos têtes, nous lâchons prise et filons dans le courant.
Je me réveille sur une plage de sable, à l’extérieur, en bordure de la rivière, qui a dû sortir de la paroi rocheuse. Mes compagnons sont à côté de moi. Nous sommes étonnamment secs, cheveux et habits. Nous n’avons pas tous la même notion du temps. Il s’est passé un temps infini pour tous sauf pour Agathon, qui nous dit que nous n’avons pas dérivé plus de quinze minutes dans le courant.
Nous nous mettons en route, pour apercevoir peu de temps après des Broos à tête de chien filer derrière une colline proche, vers ce qui semble être une bâtisse. Nous les suivons et arrivons, au comble de notre surprise, au stead d’Akyléos. Le même, celui dont nous avons tous participé à la construction, avec sa palissade et son beffroi. Sauf qu’il n’est pas à sa place, et qu’il n’a rien à faire là, en bordure des marais. Tandis que l’Elfe grimpe sur une haute terrasse par l’extérieur, nous pénétrons, Agathon et moi, dans la grande pièce centrale du rez-de-chaussée, par la porte d’entrée. Un Broo à tête de chien, seul et confus, file à l’étage tandis qu’une de mes flèches se plante dans son pectoral. Nous montons à sa suite, et nous le débusquons dans une pièce du fond. Il finit par rendre l’âme sous nos coups impitoyables. Mais voici que monte de l’escalier une brume semblable à de la fumée blanche. Celle-ci devient très épaisse, semble sortir par tous les orifices du bâtiment. Dans le grand salon du bas ce ne sont que flammes silencieuses et inodores qui menacent de nous rôtir proprement. Nous sortons tous trois, titubant, toussant, pour nous retrouver enfin à l’air libre.
 |
 |
Là, à notre grande stupeur, nous trouvons trois magnifiques chevaux. L’un d’entre eux est le cheval d’Elwing. Alors que, sur leur dos, nous regagnons le village, Elwing nous affirme avoir reconnu l’étrange aventure qui vient de nous arriver. Il s’agirait d’une expérience sacrée et divine, ou nous avons tous revécu une aventure d’un dieu ou d’un héros du passé. Il s’agirait ici de l’épisode de la Guérison de Mastakos.
La légende dit que des chiens volèrent à Mastakos son tendon d’Achile, et qu’il alla lui-même le chercher dans la maison des chiens, ou il fit un massacre et récupéra son bien.
C’est pratiquement au même moment que nous nous sommes rendu compte qu’une inscription est apparue sur notre peau, chacun en des endroits différents : la Rune du Mouvement. |
A notre retour, et après le récit de nos aventures, le cercle décide de nous laisser les chevaux que nous avons trouvés, et de rendre l’épée courte que Agathon a ramassée sur le cadavre du monteur de sanglier. En revanche, il semble que pour tirer tout le parti de cette rune, ainsi que pour connaître toute l’histoire de la Guérison de Mastakos, il va falloir nous rendre à Corneporte, un village plus important, situé dans un oasis non loin. |
|

Conception et réalisation Moi-même : www.monniot.net. Toutes les illustrations © Moi-même aussi | Contact
Les amis de Somnia Fingere : Eotorm | Saut de puces | Aide DD | pathfinder - fr | Dessine-moi du rien
"d20 System" and the "d20 System" logo are trademarks of Wizards of the Coast, Inc., a subsidiary of Hasbro, Inc., and are used according
to the terms of the d20 System License version 6.0. A copy of this License can be found at www.wizards.com/d20.
Requires the use of the Dungeons & Dragons®, Third Edition Core Books, published by Wizards of the Coast, Inc.
Version française par SpellBook/Asmodée.
|
|