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Au début du XVIIe siècle, la péninsule italienne est une mosaïque de petites principautés, presque toutes sous domination espagnole. Après deux siècles de guerres en Guelfes (partisans de l’Empereur) et Gibelins (partisans du Pape), après la Grand Peste, après les onze guerres d’Italie pendant lesquelles la France et l’Espagne s’affrontent pour la domination en Europe, l’Italie est exsangue et l’hégémonie espagnole sur l’Italie méridionale et insulaire, n’est guère contestée.
Les États pontificaux, le Grand-duché de Toscane, la république de Gênes et d’autres principautés sont obligés de soutenir la politique impériale espagnole. Le duché de Savoie essaie de conjuguer entre la France et l’Espagne et devient un champ de bataille entre ces deux puissances. Seule la République de Venise et la République de Gênes réussissent à conserver quelque indépendance.
Mais l’Italie est toujours le phare culturel de l’Europe et l’art et la pensée baroque, élaborés à Rome, conservent une force d’attraction et une diffusion internationale incomparable.
Le Patriarcat d’Aquilée est une principauté ecclésiastique qui, depuis 568, administre un territoire très vaste avec au centre du Frioul. C’est le plus grand diocèse et la plus grande métropole ecclésiale de tout l’Occident, la seconde dignité après Rome. Il a juridiction métropolitaine sur les diocèses épiscopaux jusqu’au-delà du Drave au nord, au lac Balaton à l’est, à Côme à l’ouest et sur l’Istrie au sud. La cour du Patriarche réunit les mondes latins, germaniques et slaves.
En 1281, un conflit éclate avec la République de Venise pour la possession de parties de l’Istrie. En 1445, après un long conflit et de difficiles tractations, le patriarche Ludovico Trevisan accepte le concordat imposé par Venise par lequel est abolie de facto l’indépendance du Frioul, qui devient une partie de la République de Venise dirigée par un « inspecteur général ». On se trouve donc dans une situation paradoxale où Venise a la domination politique, mais où le Patriarcat conserve la suprématie spirituelle.
Le royaume de Naples, dit royaume de Sicile péninsulaire, était séparé du royaume de Sicile insulaire depuis les Vêpres siciliennes de 1282. Le roi Alphonse V d’Aragon les réunit de nouveau en 1442. À sa mort en 1458, le royaume fut à nouveau divisé entre son frère Jean II d’Aragon, qui conserva la Sicile, et son fils bâtard Ferdinand qui devint roi de Naples. En 1501, le roi Ferdinand II d’Aragon conquiert Naples et réunifia les deux royaumes sous l’autorité de la monarchie espagnole naissante. Les monarques espagnols porteront désormais tous le titre de « roi de Sicile des deux côtés du détroit ».
Sphère d’influence : Abruzzes, Basilicate, Pouilles et Calabre.
Dirigeant actuel : Vice-Roi Pedro Tellez-Giron, duc d’Osuna.
• Naples
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Après l’expulsion des Angevins de Sicile par Pierre III d’Aragon, la dynastie angevine se réfugie à Naples avant d’essaimer en Hongrie. En 1442, le roi Alphonse V d’Aragon s’empare du royaume de Naples, et créa le royaume des Deux-Siciles, dépendance de la Couronne d’Aragon. À sa mort, le royaume est de nouveau séparé, et son bâtard, Ferdinand, hérite de Naples.
En 1501, l’héritier du roi Ferdinand, Fréderic II est dépossédé par son cousin le roi Ferdinand II d’Aragon qui s’empare de Naples, au cours d’une lutte contre le roi Louis XII de France, héritier des prétentions angevines en Italie, et reforme le royaume des Deux-Siciles. Le royaume demeure une pomme de discorde entre la France et l’Espagne pour plusieurs décennies, enjeu des multiples guerres d’Italie. Mais la France, régulièrement menacée en Picardie et en Lorraine dès qu’elle progresse tant soit peu hors du Piémont, perd graduellement prise sur ce territoire, et la mainmise des Habsbourg n’est plus réellement menacée. Les princes français abandonnent finalement leurs prétentions sur le royaume de Naples par le traité de Cateau-Cambrésis (1559). D’ailleurs, depuis 1557, un nouvel État, le « Stato des Presidi », avait été détaché de la défunte République de Sienne pour être désormais gouverné directement par la Couronne d’Espagne en tant qu’entité constitutive du royaume de Naples.
Sous les vice-rois, Naples passe de 100 000 à 300 000 habitants et devient après Paris la deuxième ville la plus peuplée d’Europe. Naples est aussi la ville la plus peuplée de l’Empire espagnol ce qui lui confère une importance économique et politique considérable. La ville n’est pas une simple province: elle préserve essentiellement son statut juridique et d’un point de vue culturel, la ville se présente comme un laboratoire créatif et politique de l’Espagne. À cette époque la cour de Naples accueille les esprits les plus inventifs de l’empire, dépassant en qualité la cour de Madrid.
Dirigeant actuel : Pedro Tellez-Giron y Velasco, duc d’Osuna (né en 1579), vice-roi depuis 1616.
État du Presidi
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Créé par le roi d’Espagne Philippe II, ce petit État italien pris sur les territoires ayant appartenu à la République de Sienne après l’annexion de celle-ci par le Grand-duché de Toscane en 1557, constitue un territoire d’une très grande importance stratégique et militaire. Son gouvernement dépend des directives politiques et administratives du vice-roi de Naples.
Capitale : Naples
• Sicile
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Sphère d’influence : Rome, Bologne, la Romagne, sept provinces dans l’ensemble central de l’Italie : Rome, les provinces de Campagne et Maritime (entre Rome, Ostie, vallée du Liri et Terracina), le Patrimoine de Saint Pierre en Toscane, la Sabine, la marche d’Ancône et le duché de Spolète ; auxquels il faut ajouter les enclaves de Bénévent et de Pontecorvo dans le royaume de Naples, Avignon et le Comtat Venaissin.
Sphère d’influence : Tous les Catholiques du monde.
Ressources : Toutes les ressources ecclésiastiques de l’Église.
Régime et institutions politique : Souverain pontife.
Dirigeant actuel : Paul V (Camille Borghèse).
Familles dominantes et rivalités internes : Tant que ne puis dire.
Politique extérieure : Lutter contre le parpaillot, le turc et les rois.
Alliés : Tous les souverains catholiques.
Ennemis : Provinces-Unies.
Représentant(s) à Venise : Le nonce apostolique
• Avignon et le Comtat Venaissin
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Entre 1309 et 1378, Avignon abrite la cour pontificale qui a fui Rome. Entre 1378 et 1418, le Grand Schisme d’Occident déchirent l’Europe et deux papes rivaux (et bientôt trois) prétendent régner sur la chrétienté, l’un installé à Rome, et l’autre à Avignon.
Fortifiée par Innocent VI en 1355, la cité rhodanienne est transfigurée par les papes au XIVe siècle déjà possesseurs du comtat Venaissin, qui y construisent églises, palais et couvents.
Dirigeant actuel : Vice-légat du Pape.
• Bénévent
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Fondée par Diomède à la suite de la guerre de Troie, Bénévent est une enclave dans le royaume de Naples vendue par les Normands à la Papauté en 1053.
• Bologne
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• Castro
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• Emilie
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Modène
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Le duché de Modène trouve son origine dans un marquisat Lombard devenu indépendant à la mort de la comtesse Mathilde, dernière descendante des comtes de Toscane de la maison de Canossa, en 1115. De 1288 à 1306, puis de nouveau à partir de 1336, Modène tomba sous la souveraineté de la maison d’Este, originaire de la ville voisine de Ferrare.
En 1597, les Este perdirent la souveraineté de Ferrare au profit du pape Clément VIII et établirent leur capitale à Modène, fondant la branche connue sous le nom d’Este-Modène.
Parme et Plaisance
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Le duché de Parme est issu d’une vaste portion du duché de Milan située au sud du Pô. La région de Parme est détachée du duché de Milan au profit des États pontificaux en 1512, lors du congrès de Mantoue qui cherche à unir les princes italiens contre la présence française : les Sforza, ducs déchus de Milan, doivent concéder près d’un quart de leurs terres en échange de l’intervention du pape.
Ferrare
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L’interruption de la lignée dynastique avec Alphonse II, qui n’a pas de fils légitime, est le prétexte au pape Clément VIII de prendre possession des fiefs de Ferrare. La légation conserva le nom de duché, mais en réalité il devient une province frontalière des États pontificaux.
Comacchio
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En 866, la guerre entre Comacchio et Venise éclate à cause de l’importance stratégique que représentent la production et le commerce du sel. En 932 les armées de la Sérénissime rasent le pays. En 1325, devenue commune libre, les habitants font acte de dévouement aux Ducs d’Este, qui gouvernèrent et gérèrent les profits des marais, pendant que la production du sel continuait à être entravée par Venise. En 1598, Comacchio fait partie de la Romagne qui appartient aux États pontificaux.
Ressources : Marais salants.
• Marches
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Ancône
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La République d’Ancône, république maritime importante, s’émancipe du marquisat d’Ancône et s’enrichit du commerce avec l’Orient, malgré la concurrence redoutable de Venise. Elle résiste au siège terrible de Venise en 1174 en se plaçant sous l’égide du Saint-Siège. Ancône, à l’instar de Bari, reste un grand port adriatique ouvrant le voyage vers la Méditerranée orientale. En 1532, sous le pontificat de Clément VII, la ville est incorporée simplement dans les États pontificaux. Elle cesse d’être une rival pour Venise.
• Patrimoine de Saint Pierre
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La donation de Constantin est l’acte, par lequel l’empereur a donné au pape Sylvestre la primauté sur les Églises d’Orient et l’imperium sur l’Occident.
Rome
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Quand Pépin III défit les Lombards en 756, Rome devint la capitale des États pontificaux, une entité territoriale au moins nominalement gouvernée par la Papauté. En pratique, le gouvernement de la ville était disputé par de nombreuses factions de la noblesse romaine, le pape, le Saint Empire romain germanique et, occasionnellement, des insurrections républicaines. Après la suppression de la République de 1434, la Papauté soumet le gouvernement de Rome à la bureaucratie ecclésiastique.
• Pontecorvo
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• Romagne
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En Romagne se développèrent des petites seigneuries qui, protégées à l’arrière par les Apennins et du côté de la mer, par des fleuves et des marécages, purent bénéficier assez longtemps de leur autonomie avec les états développés alentour. Puis l’action de l’État Pontifical, entamée par César Borgia, met fin à cette situation et la Romagne entre sous la coupe du pouvoir temporel des Papes.
Ravenne
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L’archevêque de Ravenne était autrefois primat de l’Exarchat et prétendait rivaliser avec le pape ; mais, lors d’un concile tenu en 679, il fut obligé de renoncer publiquement à ses prétentions à l’indépendance. Ravenne fut soumise par Bologne, puis en 1440 le dernier podestat de la famille des Da Polenta, Ostasio III, fut chassé par la République de Venise, qui annexa la ville.
Après la bataille d’Agnadel en 1509, elle fut restituée au pape et devint la capitale de la Romagne. En 1512, les Français, commandés par Gaston de Foix-Nemours, y remportèrent sur les Espagnols et les troupes du pape Jules II une victoire éclatante ; mais Gaston y périt.
Après des siècles de rivalités avec Venise, l’ennemi principal de la Superbe est la couronne d’Espagne à qui elle dispute la domination de la Méditerranée occidentale et particulièrement la Corse, la Sardaigne, la Sicile et les comptoirs de Tunisie.
Sphère d’influence : Gênes et la côté ligure, la Corse, îles grecques, comptoirs en Tunisie (Tabarka) en Anatolie et en Mer noire (bouches du Danube, Crimée, etc.).
Ressources : Banque, textile (soie, coton, velours), pierres précieuses, alun. Les Génois sont les banquiers de la couronne espagnole jusqu’à la banqueroute de Philippe II en
Régime et institutions politique : République oligarchique gouvernée par les patriciens des grandes familles de la noblesse génoise telles que les Doria, Grimaldi, Fieschi, Spinola, Sauli, de Ferrare, Brignole Sale, Lomellino, Balbi, Durazzo, Giustiniani, Pareto et Centurione. Elles élisent tous les deux ans un doge de la République assisté d’un censeur et de deux consuls.
400 nobles tirés au sort forment le Grand conseil, renouvelé par quart tous les ans ; le Petit conseil (ou Sénat) de 100 membres est formé par tirage au sort au sein du Grand conseil. Le pouvoir prend une forme collégiale. La seigneurie est formée du doge, de deux procurateurs et des gouverneurs, tous élus pour deux ans. Organe très puissant de contrôle des institutions, le syndicato est composé entre autres de deux censeurs. Le doge est de rang royal, il lui est interdit de sortir de la cité pendant son mandat de 2 ans non renouvelable avant 10 années. Or on élit généralement des hommes fort âgés, et aucun doge n’a jamais été élu deux fois…
Familles dominantes et rivalités internes : Après la terrible guerre civile de 1575-1576, les deux factions du patriciat se réconcilient en se répartissant les ressources : aux anciens nobles, la banque, aux nouveaux venus, la soie et le coton.
Politique extérieure : Rivalité avec Venise et la France.
Ennemis : Espagne, Savoie.
Lucques est une ville libre de Toscane, république marchande de la mer Tyrrhénienne. C’est une ville fortifiée. La cité tire sa prospérité du commerce de la, qui devient florissant à partir du XIe siècle et rivalise avec les soies byzantines. La ville est alors également la capitale de la Toscane.
Ressources : Soie, banque et textiles.
Alliés : France, Pise
Ennemis : Naples, Florence,
Le duché de Milan est le principal État du nord de l’Italie, de chaque côté de la partie médiane de la vallée du Pô, bordé, au nord par les massifs méridionaux des Alpes et au sud par les hauteurs occidentales des Apennins. Même s’il est en principe fief du Saint-Empire romain germanique, il est de facto indépendant. Les frontières du duché ont varié au cours des siècles, il couvrait surtout la Lombardie incluant Milan et Pavie, les centres traditionnels du vieux royaume d’Italie.
Les États limitrophes en étaient la Suisse au nord, l’évêché du Trentin, feudataire de l’Empire germanique au nord-est, la République de Venise et le duché de Mantoue à l’est, le duché de Modène et Reggio au sud-est, la République de Gênes au sud, le marquisat de Montferrat à l’ouest et le duché de Savoie au nord-ouest.
Parme, au sud-est du duché, en fit partie jusqu’à ce qu’elle en soit scindée avec son propre duché au XVIe siècle.
Histoire
Les Visconti (1395-1447)
La bataille de Desio, qui voit Ottone Visconti vaincre Napoleone de la Torre, pose les prémices du duché de Milan. Mais le duché ne fut officiellement créé qu’en 1395 par Jean Galéas Visconti, déjà seigneur de Milan, qui obtint le titre de duc de l’empereur Venceslas Ier. La lignée Visconti s’éteignit sans descendant légitime en 1447, Milan se proclama république sous le nom de République ambrosienne. Bien que Charles, duc d’Orléans fut l’héritier légitime puisque sa mère était Valentine Visconti, fille du duc Jean Galéas, ce fut le condottiere Francesco Sforza, qui avait épousé Blanche Marie, fille naturelle du dernier Visconti régnant, Philippe Marie Visconti), qui s’empara de la cité en 1450 et se proclama duc.
Les Sforza (1450-1535)
Les descendants de Francesco Sforza régneront sur le duché jusqu’en 1535.
En 1498, le fils du duc d’Orléans devint roi de France sous le nom de Louis XII et fit immédiatement valoir ses droits sur le duché de Milan, entamant ainsi les guerres d’Italie. Il l’envahit dès 1499 et en chassa Ludovic Sforza, dit Ludovic le More. Les Français gouvernèrent le duché jusqu’en 1513 quand ils furent chassés par les Suisses qui placèrent Maximilien, le fils de Ludovic.
Sous le règne de François Ier, les Français revinrent en 1515 et, après la bataille de Marignan, firent prisonnier Maximilien. Ils restèrent jusqu’en 1521 quand les Espagnols installèrent le jeune frère de Maximilien, François II Sforza.
La ville est reprise par les Français le 26 octobre 1524 mais après la défaite française décisive à la bataille de Pavie, en 1525, qui laissait les forces impériales de Charles Quint dominantes en Italie, François II Sforza rejoignit la ligue de Cognac contre l’Empereur avec la République de Venise, la République de Florence, le pape Clément VII et les Français. Il fut rapidement expulsé par les forces impériales, mais parvint à se maintenir dans les autres villes du duché, et accéda à nouveau au pouvoir à Milan par la paix du traité de Cambrai en 1529.
François mourut sans héritier en 1535 et la question de la succession ressurgit.
La domination espagnole
L’Empereur et le roi de France réclament le duché, menant à d’autres guerres. L’Empereur garda le duché, installant son fils Philippe. La possession du duché par l’Espagne fut finalement reconnue par la France au traité du Cateau-Cambrésis en 1559.
Le duché de Milan resta entre les mains espagnoles jusqu’à la guerre de succession d’Espagne au début du XVIIIe siècle, quand il fut conquis par les Autrichiens. Milan fut alors un centre de la Contre-Réforme.
Sphère d’influence : Federico Borromeo (né en 1564), cardinal archevêque de Milan depuis 1595, il a fondé la célèbre bibliothèque Ambrosienne.
Dirigeant actuel : Gomez Suarez de Figueroa y Cordoba (né en 1587), troisième duc de Feria et le deuxième marquis de Villalba, gouverneur de Milan depuis 1618.
Alliés : Suisse, République de Gênes, Évêché du Trentin,
Ennemis : République de Venise, duché de Mantoue, Duché de Modène, Reggio, Marquisat de Montferrat, Duché de Savoie, Parme, Montferrat, Mantoue.
La couronne d’Aragon, et donc la Sardaigne, passe au XVIe siècle, aux mains de Charles Quint, mais reste tout de même indépendante. C’est à cette époque que les destins sarde et italien se rejoignent définitivement. Mais la Sardaigne reste au cœur de la politique italienne et européenne, en particulier la relation qu’elle entretient avec la France.
Ennemis : Pise
Charles-Emmanuel 1er de Savoie tente de renforcer et d’unifier les états savoyards. Il a conquis le Marquisat de Saluces et veut d’emparer à toute force du Montferrat.
Dirigeant actuel : Charles-Emmanuel 1er de Savoie (né en 1562)
Alliés : France, Angleterre.
Ennemis : Espagne, Mantoue.
• Aoste
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Le duché d’Aoste est un territoire montagneux, francophone qui suit une politique de neutralité avec la France depuis François 1er. L’Église y entretient de nombreux clercs, possède de riches possessions et des monastères influents représentant les courants les plus traditionnalistes et conservateurs. La vallée contrôle les cols vers la Savoie et le Valais.
• Nice
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Peuplée d’environ 10 000 habitants, Nice est prise dans les guerres entre la Savoie et la France. La Route Royale Nice-Turin (ouverte en 1610), la création d’un port franc (1612), par l’influence de l’architecture baroque et la création d’une cour souveraine, le Sénat de Nice (1614), en font un ville prospère et dynamique dont l’influence grandit peu à peu.
Dirigeant actuel : Annibal Grimaldi, Comte de Beuil (1557), baron de la vallée de Massoins, seigneur d’Ascros, de Toudon, de Tourrette, de Revest, d’Ilonse, de Roubion et d’autres lieux. Général des galères de Savoie, gouverneur du Comté de Nice, chevalier de l’Annonciade et conseiller d’État.
La famille des Médicis gouverne Florence quasiment sans interruption depuis 1434. En 1570, Cosme 1er devient le premier Grand-duc de Toscane après avoir réussi à en imposer l’unité politique. Depuis, La Toscane a connu une longue période de prospérité pendant laquelle les Médicis se sont employés à fonder un état toscan à partir de cités rivales.
Sphère d’influence : Amalfi, Florence, Pise et Sienne.
Ressources : Bla
Régime et institutions politique : Bal.
Dirigeant actuel : Cosme II de Médicis (né en 1590), duc depuis 1609.
Familles dominantes et rivalités internes :
Politique extérieure : Botticelli, Michel Ange, Léonard de Vinci, etc.
Alliés : Vatican, Lorraine, Espagne.
• Sienne
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Éternelle rivale de Florence, Sienne est intégrée au grand-duché de Toscane, lorsque Philippe II d’Espagne l’offre à Cosme 1er de Médicis. Elle perd son statut de capitale au profit de Florence.
Régime et institutions politique : l’annexion de la république de Sienne aux possessions des Médicis, laissant intacte la structure politique précédente, même si celle-ci ne détient plus le véritable pouvoir décisionnel.
Familles dominantes et rivalités internes : Visconti, Buonsignori, Petrucci.
Alliés : France.
Ennemis : Saint-Empire, Espagne.
Possession des Montefeltro, il fut envahi par César Borgia en 1502, puis passa aux mains des Della Rovere en 1508, de Laurent de Médicis en 1516, du pape Léon X, en 1519, pour finalement revenir en possession des Della Rovere en 1521.
Dirigeant actuel : Della Rovere.
Familles dominantes et rivalités internes : MontefeltroAnjou et les Tocco, ces derniers pendants les 122 dernières années. |

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