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Accréditations :
Pec, Mathieu

Chapitre premier
Trou noir au Fond du Gouffre

Retour aux Îles de la Sonde

Sarrel étire ses muscles endoloris en regardant loin au-dessus d’eux, l’inaccessible couronne de roche marquant l’entrée de la ville et le début de son calvaire. Puis, toujours songeur, il baisse lentement la tête jusqu’à que ses yeux tombent sur le Halflin.

« Oui, j’avais pas compris qu’on t’cherchait comme ça l’ami. Bah trouve toi une autre auberge. Moi j’te conseille d’éviter un peu ce genre d’habits là. Prends toi une robe sombre et une Kurba, tu sais, le voile que se fouttent les Glocks… enfin les Efrelas sur la tête pour se protéger du soleil. T’es petit, ça passera certainement tant que tu prononces pas un mot. Après, c’est sûr que si tu gardes ton bâton sur toi, t’es plus remarquable. Tu me le passes si on est ensemble ? Moi je peux le planquer sur moi sans que ça se voit trop. Et puis t’inquiètes, je saurai pas m’en servir.

Dans un premier temps, faut qu’tu changes d’auberge, voire faut qu’tu changes de coin. Tu pourrais peut être te trouver quelqu’ chose sur une des îles, c’est plus loin et moins facile pour te retrouver. Ça te fera gagner du temps. Je peux demander à mon Maître s’il connait pas un endroit pour toi.

C’est soit ça, soit on se barricade dans ta piaule et on les attend. On en choppe un et on le fait parler. La meilleure défense c’est encore l’attaque.

Mais avant tout, pour que je t’aide, faudrait que tu m’en dises un peu plus sur toi, sur l’objet, sur ta famille, sur ton culte, etc.

Faudrait que tu me dises ce que t’as fait depuis que t’es là. Si les gens qui te poursuivent te poursuivaient déjà à l’extérieur. Si tu t’es montré avec ton bâton, si quelqu’un pouvait se douter qu’il était là, si c’était ta première altercation avec ces gars ou avec d’autres…

Bref, pour t’aider, d’une manière ou d’une autre, il faut que j’en sache un peu plus sur tes ennemis. »


Manpress regarde dans le vide un instant, on a l'impression un moment qu'il n'est plus vraiment là. Soudainement il regarde Sarell, puis Garull. Un sourire radieux illumine son visage
"Bien bien bien... par où commencer...
Mes ennemis... hummm j'avoue que je ne sais rien. J'avais un frère qui m'a demandé de veiller sur cet objet si un jour il lui arrivait qqchose. Alors que nous nous étions ensemble à prier, la milice est arrivée... les hommes cherchaient le bâton, mon frère n'a pas cédé, il a été tué. Moi j'étais caché, bien caché, j'ai un don pour ça, je peux me faire oublier. Quand ils sont partis j'ai fui, j'ai suivi ce que me dictait mon coeur... (il fait un pause comme pour ménager l'effet de sa prochaine phrase) J'ai pour ainsi dire été guidé ici.

(il joint ses mains et fait craquer ses doigts en allongeant les bras, comme pour s'étirer)

Mon dieu Irori... Il est le dieu du savoir. C'est le maitre des maitres. Je suis un jeune initié, je connais peu de chose... Je sais qu'il l'ultime perfection et que nous pouvons espérer nous en approcher en atteignant un équilibre parfait entre le corps et l'esprit. Le vieil homme saoul que nous avons rencontré était sans doute un moine. Moi je ne souhaite qu'enseigner et permettre aux fidèles d'afuter leur sens pour... Hummm... disons... Qu'il transcende leur sens pour comprendre le vrai sens des choses.

Je veux bien vous faire confiance... d'une manière ou d'une autre nous sommes liés maintenant. Mais ne parlez à personne de mon bâton. Je vais effectivement me faire plus discret, je vous l'ai dit j'ai un don pour ça. Je vais vous aider pour cette histoire de corbeaux ! Je vais aussi vous aider à vous défaire de vos chaînes et votre jeune maître va nous y aider... J'ai aussi un don pour ça... En échange je vous demande de me trouver un endroit reculé où je pourrai étudier, idéalement un vieil entrepôt ou un lieu souterrain, où je pourrai installer un atelier.

Cela vous convient il ?

il tend sa main et regarde tour à tour les deux esclaves d'un regard franc et bienveillant.



L'autre esclave, celui qui a l'air moins futé que l'autre, regarde le petit bonhomme d'un air gêné.
- Euh... Moi c'est Darud, avec un D.


Manpress lança un regard bienveillant à Garud.

"il y a plein de manière d'apprendre Garud, les lettres et les chiffres ne sont pas les seuls moyens... il suffit de trouver le vôtre"

"Sinon Sarell, vous avez... hummm... mon instinct me dit que si je vous aide, je pourrai sans doute comprendre mieux pourquoi j'ai été envoyé ici... le matériel n'est pas si important pour moi... bref... Réglons le pb des corbeaux, prions pour qu'il y ait un repaire secret ! Commençons dès maintenant ! Enfin dès demain !"


Sarrel pousse un long soupir en se tournant vers son compagnon d’infortune :

« Garud… c’est Garud, avec un D à la fin, mais un G au début… »

Puis, se retournant vers l’étrange prêtre qui lui arrivait à peine à la taille :

« Ouais ouais ouais… bon

T’inquiètes pas pour le bâton, je dirai rien. Je veux pas m’engager pour Garud, t’as vu que c’est pas une lumière, mais je crois pas qu’il en parle non plus. Il a su tenir sa langue pour son maître, il parlera pas pour toi.

Pour la planque, ça risque d’être plus compliqué. Le seul endroit comme tu le décris que je connaisse, c’est dans la baraque de mes maîtres. Le hic, c’est qu’il y a toujours plein de monde entre le jeune maître et sa sœur, le père, la vieille cinglée, les domestiques, les esclaves… C’est pas un bon plan.

Moi ce que je me dis, c’est que pour faire les expériences sur les corbacs, le gars qui est derrière tout ça doit forcément avoir un endroit caché, un repaire secret. Et si on le trouve lui et ses piafs de malheur, on aura peut être une chance de récupérer sa piaule.

Plus j’y pense, et plus je me dis que c’est pas forcément une bonne idée de se poser maintenant. Enfin, c’est surtout pour toi que je parle parce que moi, tout baigne pour l’instant, et c’est en partie grâce à toi. D’ailleurs, je comprends pas pourquoi, en échange de l’aide que tu nous a apporté, t’as pas demandé un truc pour toi, par exemple l’asile chez nous ou autre chose. C’est pas que je m’en plaigne hein… mais je trouve ça un peu bizarre quand même. Ouep, t’es sympa, mais je comprends pas tout à tes choix. Moi par exemple, si on me l’avait laissé, c’est pas à Merca que j’aurai fait trainé mes guêtres.

Bref, tu peux compter sur moi. Surtout que j’ai comme l’impression que t’as un truc que je suis pas prêt d’avoir : une gueule sympa ! Moi tu peux être sûr que quand je parle à quelqu’un, c’est comme si je pissais dans un luth ! Toi, tu parles et les gens t’écoutent. Je sais pas comment tu fais…

Cette nuit tu dors à la maison, on se démerdera. On te fera passer par l’entrée des artistes, ou plutôt des pigeons d’habitude. Ensuite on trace chercher la planque du maître des corbacs, on l’investit et t’auras un chez toi. Bon plan non ? »


Vous vous dirigez, guidés par Garud, de La Rouge au port, là ou vous avez laissé la barque mécanique et Révas.
Sur le chemin, tout le monde (sauf Garud) a l'impression à un moment ou à un autre d'être suivi. Vous avez essayé de vous cacher, d'attendre au coin d'une rue pour démasquer vos poursuivants, mais à chaque fois, rien.
En vous rapprochant du quai, le sentiment de ne pas être seul a cessé. A-t-on suspendu la filature ? Vous ne savez pas.
En revanche, en approchant de la barque, à une centaine de mètres, vous avez vu tous les deux une silhouette sombre s'en détacher et disparaître dans la nuit.
En vous approchant, vous ne voyez que Révas, qui, ce coup-ci, ne vous harcèle pas de question. Il semble faire la gueule. Vous ne comprenez pas bien comment la silhouette a fait pour disparaître, à moins de se jeter à l'eau. Et dans ce cas vous l'auriez vu et entendu. Un profond peut-être ? Non, ces créatures sont trop grandes.

Vous embarquez en silence et arrivez vers 2/3 heures du matin au ponton de la petite île. Vous entrez par l'échèle de la cour de derrière, et Garud t'ouvre une chambrette libre.
- Demain matin, murmure-t-il, reste là-dedans, je parlerai au jeune maître, et il viendra te voir.


Sur la barque, Sarel intérroge Révas sur la forme noire. Ce dernier ne répond pas vraiment. Il élude, il dit que c'est personne, qu'il a rien vu, que les deux personnages ont dû rêver. Il le jure même.
Le guerrier insiste :
"Je vais être obligé d’en parler au jeune maître. Je suis désolé mais je vais être obligé. Maintenant que je suis esclave ici, je dois protéger les intérêts de mes maîtres et j’ai l’impression, enfin, nous avons tous l’impression que tu caches quelque chose. Pourquoi le cacher si ce n’est pas parce que ça pourrait nous porter atteinte ou pire, si ça pourrait porter atteinte à la maisonnée ? Pourquoi ai-je l’impression que tu conspires Révas ? Alors que je serai tellement content de pouvoir t’aider si la personne en noir te causais des ennuis. Parle maintenant que nous sommes dans la barque, au milieu de l’onde et qu’aucune oreille ne peut nous entendre. Cette conversation prendra fin avant que le bateau n’arrive au ponton et elle n’aura jamais eu lieu, je te l’assure. Tu sais comme je sais bien garder les secrets."

Mais le jeune serviteur semble s'être enfermé dans un mutisme coupable. Il ne veut pas en démordre.
A un moment cependant, peu avant l'arrivée à la maisonnée Ingern, il coulé à Sarel un regard indéfinissable, à la fois chargé de remords et presque suppliant. Puis il accoste, et file se coucher.

En repensant à la forme noire, Sarel imagine un chemin de fuite logique pour sa disparition : On aurait dit qu'elle partait en courant sur le ponton, perpendiculairement aux arrivants, pour continuer sa course au dessus de l'eau, à la même hauteur que le quai. Puis qu'elle disparaissait en transparence, comme en fondu. Mais ça n'existe pas tout ça. Ou alors c'est sorcellerie. Ou alors il a rêvé. Enfin ils ont rêvé…

Puis, une fois Rêvas couché, Sarel demande à Garud de surveiller activement Rêvas pendant son absence. Mais aux fait, que connaît-il connait de Rêvas ? Depuis quand il est esclave ? Pourquoi ? Est-ce qu’il connait des gens à Merca ? Est-ce qu’il a déjà eu des problèmes ?

- Ben non, répond Garud, Révas il est pas esclave, il est serviteur, c'est pas pareil. Il est au service de la maison depuis 5 ou 6 mois, je sais plus. Il a été embauché par le majordome. Il doit être né ici, mais j'en sais pas plus. C'est un gars tranquille, qui fait pas de problème. Bon il en branle pas une, mais c'est pas un mauvais diable. C'est vrai qu'il est bizarre, là.

Les trois compagnons prennent tous un repos bien mérité.
Chacun médite dans son lit aux actions de ces deux derniers jours : assasiné un orc, achevé une panthère, et tué un tarag.
Seraient-ils des assassins ?






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