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Le monde d'Unaïa
La Cité de Merca
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Accréditations :
Pec, Mathieu

Chapitre premier
Trou noir au Fond du Gouffre

Des héros malchanceux

Lorsque Thau Phraïm, Manpress et le petit Gélius arrivent tout essoufflés au port éolier, c'est pour trouver un Sarel assez remonté contre le Maître Capitaine en second, personne de haut rang s'occupant de l'organisation et de la logistique du port. Celui-ci, par une incompréhensible bévue, a malencontreusement révélé au druide déshérité qu'une arrestation était à prévoir sur le Libre Vol, vaisseau du capitaine Maïlam. Ce qui lui a amplement donné le temps de prendre la fuite.
En revanche, il a tout de même réussi à faire main basse sur une cassette pleine d'or, ainsi qu'un livre tout neuf intitulé "Le Maître des Maîtres".

Dépitée, la troupe regagne au petit matin le port des barques, et, à la force de leurs bras, regagne les îles de la sonde.
Sur l'embarcation, qui les ramène à la prévôté - en un peu plus de deux heures - Gélius explique plus calmement à Manpress "son impardonnable trahison" :
- Si tu savais ce que je regrette d'avoir agi comme ça ! Tout a commencé sur le port de Silorn. C'était à l'époque ou je venais de rejoindre Dalaran et ses curieuses idées sur la Vérité. Tu faisais partie de la communauté depuis bien plus longtemps que moi à cette époque. J'ai été abordé sur les quais par Dazigomis. Il était affable et assez maniéré, mais j'ai tout de suite senti en lui une sorte de trouble. Il m'a demandé si je savais ou était caché Dalaran. Je lui ai tout de suite dit que je ne savais pas du tout de quoi il parlait, mais il a commencé à me menacer, à me dire qu'il connaissait ma famille, qu'il savait ou elle habitait, que ça faisait plusieurs jours qu'il me suivait, et qu'il fallait absolument que je lui dise tout ce que je savais, sans quoi il ne manquerait pas de les faire souffrir. J'ai eu très peur, il me donnait en effet des détails qui prouvaient qu'il me suivait depuis longtemps, et avait apris de nombreuses choses sur moi. Je n'ai pas pu faire autrement que de lui révéler l'emplacement de la grotte.
Je suis resté à me morfondre quelques heures, puis j'ai pris, trop tard, la décision d'aller vous prévenir. Lorsque je suis arrivé à la grotte, tout le monde avait péri, je m'en suis atrocement voulu. Je suis retourné chez moi, et en chemin je me suis à nouveau fait alpaguer par l'horrible druide. Il m'a dit qu'il n'avait pas trouvé la clef et que je devais certainement savoir ou elle était. J'ai répondu que non, que j'avais jamais entendu parler d'une clef (ce qui était parfaitement vrai), et que c'était Dalaran qui savait tout. Il m'a dit qu'il avait remarqué des signes de fuite, il m'a ramené sur le lieu du massacre pour que je lui dise qui avait fuit. Seul toi ne figurait pas parmi les victimes. Cet infâme personnage m'a alors expliqué que si je ne le servais pas il allait faire subir le même sort à mes parents et frères et soeurs. Il m'a posté sur le port et donné son adresse à Merca. Je devais faire le déplacement jusque là-bas pour lui dire si je t'apercevais.
J'ai eu de la chance, pas plus tard que le lendemain je t'ai aperçu montant dans un bateau, puis en descendre pour en prendre un autre qui allait à Merca. J'ai failli t'aborder pour te parler du danger qui te menaçait, mais j'avais trop peur qu'il l'apprenne et qu'il mette ses menaces à exécution. Pour m'assurer de sa coopération j'ai embarqué dans le bateau suivant, et j'ai rejoint à cette ville maudite. Il habitait à Sombrecave, et s'était entouré de mercenaires aux moeurs douteuses. Je l'ai prévenu que tu venais d'arriver. Il m'a alors attaché à un anneau dans le mur et s'est lancé à ta poursuite. Je ne sais pas comment il a fait pour te retrouver dans l'immensité de la ville, mais toujours est il qu'au bout de quelques jours la soeur de Morbras, je ne sais plus comment elle s'appelait, a décrété qu'elle pouvait s'occuper seule d'un "prêtre minable et demi-portion". Elle n'est pas revenu. En revanche un des mercenaires, un de ceux qui a seulement été assommé dans la première embuscade, est revenu pour expliquer qu'il avait trouvé son corps sur un ponton.
Quelques jours plus tard j'ai vu arriver un pauvre enfant, prisonnier. Il devait constituer une monnaie d'échange contre "la Clef". Dazigomis ne cessait de parler de cette clef, en disant qu'elle était un artefact, c'est à dire un objet qui n'a pas été fabriqué par la main des jeunes peuples, et qu'elle ouvrait un temple honni, qu'il fallait détruire à tout prix. Il disait qu'il était sur qu'il n'était pas loin d'ici, et que, ne sachant pas comment le trouver, il devrait faire appel à une plus haute autorité que lui, dont il parlait avec déférence. C'était peut-être quelqu'un en rapport avec son dieu, Gorzéh, ou avec les autorités de la ville. Il en parlait comme une personne dotée d'une grande sagesse. Il semblait tout le temps sous l'emprise d'une haine à l'égard de la civilisation, de la culture, il disait que c'était un mal qu'il fallait éradiquer.
Je sais qu'il a loué un navire pour procéder à l'échange, et ils sont tous partis en me laissant seul et attaché.
L'ignoble druide est revenu blessé et apeuré, les yeux injectés de sang. Il a mis au point sa stase, en emprisonnant un serpent constricteur dedans. Il a posé un collet magique sur la porte pour que si quelqu'un venait me délivrer, il brise la stase, libère le serpent pour qu'il me dévore. La suite vous la connaissez, vous êtes arrivés et m'avez libéré.
Je suis sincèrement désolé de tout ce qui s'est passé, et je vais faire en sorte, si tu veux bien de moi pour compagnon, de réparer cette faute du mieux que je peux. Je suis assuré que si vous m'avez libéré, c'est que vous êtes farouchement opposés aux méthodes cruelles et barbares de Dazigomis, que vos pas vous porteront vers la lumière, et que nous avons donc forcément la même philosophie de vie !

Quelques minutes plus tard, le prévôt, assis derrière son burreau, ne cache pas sa déception que les héros n'aient pas pu mettre la main sur le druide. Il leur remet néanmoins cinq pièces d'or à chacun, sauf à Sarel. Il leur pose des questions à n'en plus finir, leur fait tout raconter dans les moindres détails, ce qui prend deux bonnes heures. Puis il les congédie, non sans leur rappeler qu'ils doivent se rendre avec trois de ses hommes au repaire des corbeaux. Magnanimement, il leur laisse néanmoins toute la journée et toute la nuit pour se reposer, et annonce un départ le lendemain matin, à l'aube. La bonne nouvelle est qu'il a trouvé des rameurs, afin d'économiser les forces des personnages pour affronter ce que ils trouveront là-bas, si toutefois ils trouvent quelque chose. A ce propos, puisque le félis semble être un allié de poids, il l'enrôle de force dans la future expédition, sans trop lui laisser le choix. Tout est au même tarif, le même que pour la dernière mission à Sombrecave.

Alors que la tension retombe, les aventuriers se rendent compte qu'ils sont épuisés. Ils ont faim, un peu froid, et certains d'entre eux sont blessés. Manpress, accompagné de Gélius, regagne son auberge, heureux de s'être débarrassé, pour un temps du moins, de la mystérieuse personne qui ne cessait de vouloir lui ravir son bâton, sa "clef". Thau Phraïm emprunte le bac pour réintégrer ses secrètes pénates, et Sarel retourne à la maison Ingern, muni d'un mot d'excuse de la part du prévôt, assurant qu'il était bien en mission tout ce temps-là.
Les plans de l'antre aux corbeaux :








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